Pierre Nkurunziza toujours taraudé par son esprit rebelle

Pierre Nkurunziza toujours taraudé par son esprit rebelle

07/05/2019

 

Malgré les apparences, le Président burundais, Pierre Nkurunziza, est plus rebelle que chef d’Etat, après près de 15 ans  au sommet de la République. L’homme ancien, mû par le noir dessein de semer le chaos sur son passage, continue à l’habiter. Pathétique.

 

Nostalgique de ce passé qui ne passe pas, Pierre Nkurunziza ne rate en effet aucune occasion de louer cette sombre époque. Il a presqu’envie d’y retourner. Dans tous les cas, ses faits et gestes le situent beaucoup plus au maquis que dans la cour des grands qu’il fuit depuis près de 5 ans.

 

Pas plus tard que le week-end dernier, Pierre Nkurunziza est revenu sur ce «bon vieux temps», à la vue des montagnes qui surplombent la province de Bubanza et qui ont abrité ce rebelle de tous les temps au plus fort de la guerre civile déclenché au lendemain de l’assassinat du Président Ndadaye.

 

«Je me sens parmi les miens au vrai sens du terme; dans les montagnes de cette province, j’ai en effet participé à la lutte de libération en tant que Chef Rebelle pendant les moments durs qu’a traversé le Burundi, je dois avouer que j’ai partagé des moments difficiles avec la population de cette province», a publiquement déclaré Pierre Nkurunziza, lors d’une séance de moralisation de la société au chef-lieu de la province Bubanza. Samedi le 3 avril.

 

Le Président burundais avait, en face de lui, un public médusé, fait des natifs de Bubanza, des chefs de services œuvrant dans cette province et d’autres administratifs locaux.

 

«Si je dois aujourd’hui ma survie à Dieu, je reconnais aussi que c’est grâce à la collaboration et aux bons offices de la population de Bubanza que je suis parvenu, moi et mes compagnons de lutte, à surmonter ces moments durs », a-t-il ajouté.

 

«C’est donc une occasion de vous exprimer ma reconnaissance parce vous avez été à mes côtés pendant les moments difficiles », a souligné le Chef de l’Etat.

Comme par hasard, ce sentiment de profonde reconnaissance est exprimé à moins d’une année d’un autre simulacre d’élections que mijote Pierre Nkurunziza.

 

Décidément, le penchant rebelle prend certainement le dessus sur le politique. Signe que ces élections annoncées le maintiendront au sommet de l’Etat ou le replongeront dans le fond fin du maquis, pour semer le chaos comme avant.  Car après avoir mis le pays à feu et à sang pendant des années, Pierre Nkurunziza n’a pas encore enterré sa hache de guerre.

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