Quatre ans après le coup manqué de mai 2015, les pro-Nkurunziza se gargarisent de quatre grossiers mensongers

Quatre ans après le coup manqué de mai 2015, les pro-Nkurunziza se gargarisent de quatre grossiers mensongers

15/05/2019

 Général Godefroid Niyombare le chef des putschistes de main 2015

 

 

Quatre ans après le putsch raté du 13 mai 2015, les laudateurs de Pierre Nkurunziza célèbrent l’événement à la manière de cyniques tyrans. En s’évertuant à mentir sur la vrai identité de ceux qui sont accusés d’être responsables de ce coup.

 

Dans leur défense frénétique du président-dictateur, quatre sordides mensonges sortent du lot. Les uns et les autres ont ceci de commun qu’ils visent à diviser les burundais sur des lignes purement ethniques. A établir une fatale dichotomie entre les bons (hutus) et les mauvais (tutsis).

 

Le premier mensonge vehiculé par ces défendeurs de Pierre Nkurunziza consiste en effet à affirmer haut et fort que les putschistes du 13 mai sont «ceux-là mêmes» qui avaient renversé puis tué l’ancien Président Melchior Ndadaye.

 

Ici, le coupable désigné n’est sans aucun doute autre que le tutsi. Or, nul n’ignore qu'en tête du groupe responsable de ce coup manqué du 13 mai 2015 se trouvaient principalement des hutus dont le cerveau de ce putsch n’est autre que le général Godefroid Niyombare, hutu et pur produit de la rébellion du CNDD-FDD.

 

La deuxième vaste blague fait comprendre que la population a couru derrière les putschistes présumés pour les lyncher. Les images en circulation demontrent a suffisance que cette affirmation est aussi un mensonge éhonté. Car ces imagent témoignent d'une lisse générale et populaire jusqu’au fin fond de Kamenge, réputé bastion historique de la rébellion du CNDD-FDD et principalement habité par des hutus.

 

Le troisième triste mensonge vient entretenir une confusion qui vise a confondre les manifestants contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza et les putschistes du 13 mai. Or, d’un côté, comme le montre les images des médias nationaux et internationaux indépendants qui étaient sur place, les manifestants étaient des civils uniquement. Selon les pancartes, slogans et interviews accordees aux medias, ils affirmaient s’être levés pour exiger le respect de la loi qu’a fini par violer Pierre Nkurunziza.

 

De l’autre, les putschistes étaient uniquement des militaires et policiers. Selon le communique lu sur les ondes des radios indépendantes par le chef des putschistes, le général Niyombare, ils ont voulu mettre fin à la répression, dans le sang, des manifestants sans défense.

 

Enfin, le quatrième mensonge veut faire croire que le refus du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza est un projet ou une initiative des membres de la communauté tutsie aidés par leurs amis occidentaux.

 

Comme les précédents, ce mensonge ne tient pas la route. D’abord parce que l’une des première personnes qui s’est insurgée contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza est un hutu. Il s’agit d’un certain Léonidas Hatungimana, son ancien porte-parole. Ensuite, parce qu’il y a eu dans le propre camp de Pierre Nkurunziza, au moins 13 généraux qui lui ont adressé une correspondance pour tirer la sonnette d’alerte sur le danger lié au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza. Toutes ces oppositions internes sont intervenues avant le début même des manifestations populaires. 

 

Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, les hutus, visiblement extrémistes et "insiders" du régime de Bujumbura semblent faire la démonisation des tutsis un outil d'une politique populiste. En leur collant a eux seuls la responsabilité des manifestations d’avril et le putsch du 13 mai, ils veulent sans doute galvaniser le soutien de la population hutue. 

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