Ivres de sang d’innocents, des policiers se liquident sans vergogne dans le nord du Burundi

29/05/2019

 

 

Universellement reconnus pour leur bestialité sans précédent dans la répression des opposants réels ou potentiels, les policiers du Burundi sèment la mort jusque dans leur propre camp.

 

La récente illustration de leur attrait vers le crime a eu lieu à Kirundo où, en moins de 24 heures, deux policiers ont été tués, fusillés par une main policière.

 

La police burundaise a pris soin d’étouffer l’affaire mais les médias et l’administration locale se sont chargés de la relayer quasiment en temps réel.

 

Une malédiction divine en live. Le premier policier mitraillé par son collègue est un certain Nicolas Niyonzima, un haut gradé de ce corps de sécurité, tué par son collègue, Aron Dushimumukiza.

 

 «La nuit dernière vers 21 heures (19 heures GMT), Aron Dushimukiza un agent de la police à Bwambarangwe, a tiré 5 balles sur son collègue Nicolas Niyonzima qui est mort sur le champ», a déclaré sur la radio burundaise l’administrateur communal de Bwambarangwe, Fébronie Niyongabire.

 

L’administrateur n’a fait aucun commentaire sur les mobiles de cet assassinat.

 

Cela va sans dire, car une malédiction suis generis à la Caïn ne se commente pas.

 

Peu après son arrestation, le policier auteur du meurtre a été fusillé à son tour le lendemain….. par une autre main policière.

 

 «Des crépitements d'armes ont été entendus à Kabuyenge vers 14h d'après des sources locales. La population a trouvé la dépouille du policier criblé de balles», a rapporté SOS-Médias/Burundi, un Collectif de journalistes indépendants.

 

Selon une source policière, ce policier a été tué alors qu’il tentait «de s'évader du véhicule du commissaire provincial». «Ses agents de transmission l'ont fusillé».

 

Il a été tué sur la route qui mène vers le chef-lieu de la province de Kirundo où devait se tenir son procès.

 

Ici, la thèse de la tentative d’évasion a laissé sceptique plus d’un. D’autant que l’assassin tué s’était rendu à la police de lui-même, dans la matinée.

 

Voilà donc que les policiers burundais donnent, eux-mêmes, du grain à moudre à ceux disaient d’eux qu’ils ont la gâchette facile.

L’ONU l’avait vu et reconnu avant tout le monde.

 

Pour rappel, les policiers burundais ne participent plus à des missions internationales de maintien de la paix depuis trois ans.

 

En 2016, l’ONU a renvoyé de la République Centrafricaine quelques 280 policiers burundais accusés d'exactions commises au Burundi avant leur déploiement dans ce pays, dans le cadre de la MINUSCA. Leur mandat n’a pas été renouvelé.

Contrairement aux militaires, ils sont régulièrement accusés de participer à la répression des opposants.

 

Plusieurs rapports de l’ONU et des ONGs ont souvent mis en exergue les exactions commises par ce corps de sécurité.

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