Election du président du Parlement de l’EAC : Le Burundi perd le procès

Election du président du Parlement de l’EAC : Le Burundi perd le procès

06/07/2019

 

 

Le Burundi vient de perdre son procès son procès contre Martin Ngoga, président du parlement de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC), dont il avait énergiquement contesté le mode d’élection en 2017.

 

Non content de l’élection d’un Rwandais à la tête de ce parlement communautaire, le Burundi avait saisi la Cour de justice de cette Communauté régionale. Mais il vient d’être débouté.

 

 « À Arusha en Tanzanie, les juges du tribunal de première instance de la cour de l’EAC ont prononcé un jugement à l’encontre du Burundi ce mardi », a déclaré aux médias locaux Nestor Kayobera, Avocat du gouvernement burundais.

 

L’avocat du Burundi n’est pas satisfait. «Nous ne sommes pas satisfait du jugement rendu», a déclaré Maître Nestor Kayobera, avocat du gouvernement burundais.

«La cour a jugé non fondés les arguments du Burundi et a recommandé que le Rwandais soit respecté comme président en exercice de cette assemblée».

 

Le Burundi estime que la présidence du parlement de l’EAC lui revient de droit en vertu du principe de la rotation régissant le mode d’élection du président.

«Selon l’article 53.1 du traité de la Communauté d’Afrique de l’est, le président du parlement est élu selon le principe de rotation », a déclaré Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale du Burundi.

 

Le Parlement de la Communauté d’Afrique de l’est est un organe législatif régional qui compte neuf députés de chacun des six pays membres à savoir le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Soudant du Sud, le Rwanda et le Burundi.

 

En décembre 2017, le Rwandais Martin Ngoga a succédé à un Ougandais (2012-2017) qui avait relayé un Kényan à ce poste (2007-2012.).

Le Burundi s’attendait à la présidence de ce parlement suivant le principe de rotation. Il est à noter que le Secrétariat Général de la CAE est assumé par un Burundais, Libérat Mpfumukeko, élu en mars 2016.

 

Les relations entre le Burundi et le Rwanda n’ont cessé de se détériorer depuis avril 2015, date du déclenchement de la crise politique et sécuritaire au Burundi.

 

Bujumbura accuse Kigali d’abriter ses opposants et de les entraîner militairement en vue de renverser le régime de Pierre Nkurunziza. De son côté, Kigali accuse Bujumbura d’être de mèche avec les rebelles rwandais accusés d’avoir perpétré le génocide de 1994

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
J'aime
Please reload

  • Facebook Basic Black
  • Twitter Basic Black
Please reload

Nous suivre