Plus de 210 personnes tuées en six mois au Burundi (Ligue ITEKA)

11/07/2019

 

Au moins 212 personnes ont été tuées pendant le six derniers mois de l’année 2019 au Burundi, a rapporté mercredi la Ligue burundaise des droits de l’Homme, Iteka, dans son rapport semestriel.

 

«Au cours du 1er semestre de l’année 2019, la Ligue Iteka a déjà documenté 212 personnes tuées, 29 portées disparues, 160 torturées, 468 arrêtées arbitrairement et 32 victimes de VBG (violences sexuelles)», a déclaré Anschaire Nikoyagize, Président de la Ligue Iteka.

 

«Sur les 212 cas de personnes tuées, 156 ont été tuées par des gens non identifiés et la plupart de ces victimes sont précipitamment enterrées sous l’ordre des administratifs, sans enquête», a-t-il ajouté.

 

La Ligue Iteka est particulièrement préoccupée par le nombre inquiétant des femmes victimes des violations commises au Burundi.

«Au moins 34 femmes tuées ont été enregistrées au cours de cette période», a déclaré Anschaire Nikoyagize.

 

Cette ONG locale militant pour la protection des droits de l’Homme demande au gouvernement de «protéger la population» et de mener des enquêtes sur les auteurs des crimes pour les traduire en justice.

 

Les présumés auteurs, assure la ligue, sont certains policiers et militaires, des agents du service national de renseignement (SNR) ainsi que des jeunes affiliés au parti présidentiel.

 

La Ligue des droits de l’Homme Iteka est membre de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme et des Peuples (UIDH) et est affiliée à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH).

 

Bujumbura n'a pas encore commenté ce nouveau rapport.

 

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences, depuis le dépôt, en avril 2015, de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

 

Ces violences ont déjà fait plusieurs milliers de morts et poussé des centaines de milliers de personnes à quitter le pays.

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