Coup de Tonnerre: La CNIDH défend la police dans l’affaire d'exécution extrajudiciaire de deux militants du CNL à Bubanza

Coup de Tonnerre: La CNIDH défend la police dans l’affaire d'exécution extrajudiciaire de deux militants du CNL à Bubanza

22/07/2019

 Sixte Vigny Nimuraba, président de la CNIDH

 

 

Dans sa déclaration rendue publique le 19 Juillet 2019 une semaine après l’assassinat de deux membres du parti CNL sur la colline Busongo en province de Bubanza par la police, la commission nationale indépendante des droits de l’homme  reprend presque les mêmes mots « plein de mensonges » du porte-parole de la police sur ce dossier.

 

La CNIDH indique qu’elle a appris à travers les réseaux sociaux et les médias interposés, l'existence d'un cas de deux personnes tuées à Ndava-Busongo en province Bubanza, en date du 11 juillet 2019. Cette institution fait savoir qu’elle a mené ses propres enquêtes de vérification des faits, et qu’au bout desquelles, les deux victimes ont été tuées suite à leur volonté de vouloir tirer sur les agents de la police.

 

 « La population, l'administration et la police convergent sur le fait que ces personnes ont trouvé la mort au moment où elles allaient montré où se trouvait leur cache d'armes. ll est dit que c'est en tentant de tirer sur les éléments de la police que ces derniers ont ouvert le feu qui les a tués », lit-on dans la déclaration.

Les mêmes passages se trouvent dans la sortie médiatique du porte-parole de la police, 4 jours après le forfait. Les deux institutions qui pourtant devraient défendre les droits de la personne humaine  affirment que les deux hommes exécutés de manière extra-judiciaire sont des  présumés auteurs d'assassinats de plusieurs citoyens dont deux policiers.

 

« Selon les témoignages recueillis sur place, ces deux personnes mortes appartiendraient à un réseau de criminels qui semait la terreur dans la province Bubanza et ses environs. Par ailleurs, ils étaient accusés présumés auteurs d'assassinats de plusieurs citoyens dont deux policiers », lit-on toujours dans la Déclaration. Tout ceci pour justifier les bavures policières.

 

Différents défenseurs des droits de l’homme contactés indiquent que rien ne leurs étonnent pas car l’indépendance des membres de cette commission n’est que d’apparence seulement. De plus ils ne distinguent par leur mission et celle du système de gouvernance en place. 

 

Depuis 2018, la CNIDH  a perdu son statut A sur décision de l’ONU qu’il l’a rétrogradée après avoir constaté que son indépendance n’est que d’apparence et qu’elle est téléguidée par le pouvoir du CNDD-FDD

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