L’opposition burundaise salue l’annulation du jumelage entre Bujumbura et Mont-Saint-Hilaire

25/07/2019

Yves Corriveau (2eme à droite) avec le maire de la ville de Bujumbura ( en T-shirt jaune). (Photo: Akeza.net)

 

 

L’opposition burundaise se réjouit après l’annulation du récent jumelage entre Bujumbura et la ville canadienne Mont-Saint-Hilaire.

 

«Nous saluons la décision du conseil municipal qui vient d’annuler ce jumelage entre Bujumbura et Mont-Saint-Hilaire», a déclaré mercredi soir sur twitter Pacifique Nininahazwe, une des figures de la société civile ayant farouchement contesté le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.

 

 «Les élus ont révoqué l'entente de jumelage signée par Yves Corriveau le 11 juillet à Bujumbura, capitale économique du pays», a rapporté mercredi le journal en ligne du Canada, www.lapresse.ca, citant le communiqué de la Mairie. Ils ont été «mal informés du contexte et de la possible instrumentalisation à d'autres fins politiques du jumelage, qui devait concerner strictement des volets culturel et écologique».

 

Lors de sa récente visite au Burundi, Yves Corriveau, Maire Québécois de la ville Mont-Saint-Hilaire a signé avec Freddy Mbonimpa, Maire de Bujumbura, capitale économique du Burundi, un protocole de jumelage entre les deux villes.

«L'entente signée ne respecte pas les cadres prédéterminés, n'a pas été transmise au conseil municipal pour son approbation et n'a pas été vérifiée, tel qu'il se doit, par l'administration municipale», précise le journal.

 

C’était une mauvaise «aventure», a commenté sur sa page twitter Anicet Niyonkuru, un des leaders du Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit(Cnared), principale plateforme de l’opposition en exil.

 

Le protocole de jumelage avait été signé le 11 juillet à Bujumbura.

Les autorités burundaises n’ont pas encore officiellement réagi.

Le Burundi est en conflit avec l’Occident en raison des tensions politiques, des troubles civils et de la violence armée. C’est cette situation qui est à l’origine de la suspension de l’aide directe au Gouvernement burundais.

 

Depuis plus de quatre ans, ce petit pays d’Afrique de pays d’Afrique de l’est est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
J'aime
Please reload

  • Facebook Basic Black
  • Twitter Basic Black
Please reload

Nous suivre