Elections de 2020 : La balance de l’opposition penche vers la participation

Elections de 2020 : La balance de l’opposition penche vers la participation

10/08/2019

 

Jean Minani, president du CNARED

 

A moins d’une année des élections générales au Burundi, l’opposition radicale vient de prendre tout le monde de court en affirmant sa volonté de participer à tous les scrutins prévus.

 

«Le Cnared réaffirme sa volonté de participer à toutes les élections de 2020», a annoncé dimanche soir dans un communiqué, le Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit(Cnared), principale plateforme de l’opposition burundaise en exil.

Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion de cette plateforme tenue du 2 au 4 août à Bruxelles en Belgique.

 

Selon des sources proches de l’opposition, certains opposants pourraient atterrir à Bujumbura dans les jours qui viennent pour préparer le terrain.

Le Cnared ne renonce pas pour autant à sa position initiale à savoir l’exigence d’un dialogue inclusif, préalable à la tenue des élections «libres et crédibles».

«Le Cnared demande au régime de Pierre Nkurunziza de dialoguer le plus rapidement possible avec tous les acteurs et partis politiques de l’intérieur comme ceux de l’extérieur pour se convenir sur les modalités pratiques de tenues d’élections inclusives et crédibles», a déclaré Anicet Niyongabo, Secrétaire exécutif du Cnared.

 

Il a lancé un appel pressant à la communauté internationale et à tous les partenaires du Burundi pour «faire pression sur le pouvoir afin qu’il accepte de mettre en place un climat favorable aux élections libres et apaisées », a ajouté Anicet Niyongabo.

 

Les autorités burundaises n’ont pas encore réagi à cette déclaration de l’opposition radicale.

 

Bujumbura reste toujours hostile au dialogue d’Arusha initié fin 2015 par la Communauté est africaine (CAE) en vue de trouver l’issue de la crise liée au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

La facilitation assurée par l’ancien président Benjamin Mkapa n’a jamais pu mettre autour d’une même table le gouvernement et ses opposants radicaux.

Les principaux points de divergence portent, notamment, sur la «levée des mandats d’arrêt et l'amnistie des détenus politiques » et « le dialogue avec les groupes armées».

 

Pour le moment, les autorités burundaises s’attellent plutôt à la préparation des élections de 2020. Selon le calendrier déjà annoncé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les élections présidentielles et législatives se tiendront le 20 mai 2020. Les élections sénatoriales ont été fixées au 20 juillet et les élections des conseillers collinaires et des chefs de quartiers au 24 août. La campagne électorale démarrera le 25 avril.

 

Le Burundi chemine vers un nouveau rendez-vous électoral alors qu’une partie de leaders politique de l’opposition est toujours en exil.

Depuis fin avril 2015, le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Tags: Politique

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