Un coup dur pour une économie déjà moribonde: La Banque Mondiale annule six projets régionaux pour le Burundi.

10/09/2019

Pierre Nkurunziza serre la main de Bella Bird, Directeur régional chargé des Opérations auprès de la Banque Mondiale

 

 

La Banque Mondiale a annulé six projets régionaux pour le Burundi, a-t-on appris d’une correspondance adressée au Ministre burundais des Finances, Domitien Ndihokubwayo.

 

«Compte tenu de la nouvelle stratégie de la Banque Mondiale sur les projets régionaux, six projets tombent en annulation sur le programme actuel de la Banque Mondiale au Burundi», a déclaré Jean Christophe Carret, Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Burundi.

 

Les projets annulés sont les suivants: Projet de transformation de l’agriculture en Afrique de l’est et du centre;  projet de gestion environnementale du lac Victoria; Projet de transport sur le Lac Tanganyika; projet régional de gestion environnementale du lac Tanganyika; projet d’intégration régionale accélérée de la Communauté est-africaine ; projet de développement hydroélectrique de Ruzizi III.

 

 

«Seul le Projet de facilitation du commerce dans la région des grands-lacs est maintenu», a déclaré le Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Burundi.

Bujumbura n’a pas encore réagi à cette annonce.

Quoi qu’il en soit, cette décision de la Banque Mondiale est un autre coup dur pour le Burundi déjà privé d’aide occidentale depuis près de quatre ans.

 

Pour rappel, l’UE a pris la décision, depuis le 14 mars 2016, de suspendre son aide directe au gouvernement burundais pour pousser les autorités à dialoguer avec l’opposition,  cette mesure restrictive est encore en vigueur.

 

En outre, plusieurs pays occidentaux ont emboîté le pas à l’UE, notamment la Belgique, la France, l’Allemagne, la Suisse, la Hollande et les Etats Unis.

 

Ces sanctions ne pouvaient qu'alourdir les charges du pays dont le budget était financé à plus de 50% par des appuis extérieurs, l’UE y participait à elle seule à hauteur de 20 %.

Depuis fin avril 2015, le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

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