Burundi/Elections de 2020 : Washington demande la participation des observateurs internationaux

12/09/2019

 Donald Trump, president des USA

 

 

L’Envoyé spécial des Etats-Unis dans la Région des grands lacs, Dr J. Peter Pham a déclaré mercredi à Bujumbura que les prochaines élections burundaises de 2020 seront «transparentes» s’il y a des «observateurs» s’il y a «des observateurs».

 

«Les élections de 2020 seront plus transparentes et crédibles, s'il y a des observateurs burundais, de l'Afrique de l'Est et internationaux», a déclaré l’Envoyé spécial des USA dans la Région des grands lacs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi matin dans les enceintes de l’Ambassade des USA à Bujumbura.

 

Le diplomate américain a fait ces déclarations lors d’une visite qu’il effectue à Bujumbura. Il s’agit, a-t-il déclaré, d’une visite d'écoute du Gouvernement et du peuple Burundais à l'occasion des «moments historiques des élections de 2020».

 

Washington promet, en outre, son soutien à Bujumbura pour la réussite des prochaines élections.

 

«Les Etats-Unis sont prêts à apporter leur expertise pour ces élections qu'ils souhaitent  pacifiques, tranquilles, transparentes et libres», a-t-il déclaré.

 

Parlant des réfugiés burundais vivant en Tanzanie et menacés d’être rapatriés de force, l’Envoyé spécial des USA pour la région des Grands-Lacs a déclaré que leur retour doit être «volontaire». «Un rapatriement forcé serait, non seulement une injustice mais également un crime contre les conventions internationales sur le droit des réfugiés», a-t-il déclaré.

 

Pour rappel, fin août dernier, les autorités burundaises et tanzaniennes ont signé un accord de rapatriement de «tous les réfugiés burundais vivant en Tanzanie»

 

Les autorités burundaises n’ont pas encore réagi à ces propos.

 

Bujumbura s’attelle aujourd’hui à la préparation des élections de 2020.

 

En conflit avec ses anciens bailleurs de fonds tels que l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, le pouvoir de Bujumbura, avançant des raisons de ‘’souveraineté ‘’, a ordonné, vers la fin de 2017, aux Burundais de participer financièrement aux élections de 2020 sous la forme de ‘’contribution volontaire’’.

 

Ces contributions des citoyens ont été suspendues en juin dernier.

Le premier tour de la présidentielle, couplé aux élections législatives et communales, étant prévu le 20 mai prochain.

 

Au pouvoir depuis 2005, le président Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat pour les prochaines échéances.

 

Son 3ème mandat contesté et jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp (les frondeurs), a plongé le pays, depuis avril 2015, dans une profonde crise politique et sécuritaire.

 

Tags: Politique

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