Les autorités burundaises constatent que les Imbonerakure deviennent de plus en plus incontrôlables

17/09/2019

 Membres de la milice Imbonerakure font un défilé paramilitaire lors d'une fête nationale au Burundi 

 

 

Depuis un certain temps, les Imbonerakure, jeunes affiliés au parti présidentiel, font la loi presque partout dans le pays. Les militants du parti CNL d'Agathon Rwasa en payent le lourd tribu.

 

Les cas les plus récents sont des tueries, des arrestations des membres du CNL ou encore des destructions des permanences de ce parti dans les provinces de Kirundo, Karusi, Gitega, Muyinga, Rumonge et ailleurs. Partout, une constance: des Imbonerakure impliqués.

 

Ces Imbonerakure assurent aussi la protection sur les frontières communes entre le Burundi et le Rwanda et bloquent le mouvement des bien et des personnes  comme ceux qui veulent s'exiler au  Rwanda, surtout aux frontières de  Busoni en province Kirundo.

 

Comme pour essayer de calmer la situation, dans les deux dernières semaines, deux autorités importantes du gouvernement burundais ont exhorté les populations à mettre en œuvre un "cessez-le-feu à l'intolérance politique". 

 

Ce sont entre autre le ministre de l'Intérieur dans la province de Rumonge et l'ombudsman à Kayanza, lors des travaux communautaires.

 

En août dernier, le secrétaire général du parti CNDD-FDD avait semblé lui aussi se joindre à ceux qui sont entrain d'essayer d'éteindre le feu. 

 

"Après 30 jours, nous nous rencontrerons. S'il y a des partis politiques qui grognent, le gouverneur sera convoqué pour s'expliquer comme au tribunal. S'il échoue, il sera renvoyé. Un représentant qui fait honte à l'Etat c'est une haute trahison" a indiqué Evariste Ndayishimiye à Gitega, dans une rencontre entre les partis politiques et les administratif pour assainir le climat politique à la veille des élections de 2020.

 

Ces déclarations tombent presque trop tard car ces jeunes sont déjà qualifiés de "milice" par l'ONU et de  "supplétifs des corps de défense et de sécurité" par l'Union Européenne.

 

Nancy Ninette Mutoni, la secrétaire nationale en charge de la communication de ce parti, y voit, elle, une "propagande occidentale" et estime que le climat est plutôt "apaisé" au Burundi à moins d'une année des élections.

 

Cependant, la direction de ce  parti au pouvoir, continue de considérer ces Imbonerakure comme de "véritables piliers du développement au Burundi".

 

Ce qui montre, selon certains, que les déclarations officielles qui appellent à la fin de l'intolérance politique ne sont que de façade.

Tags: Politique

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