L’ONU dénonce la poursuite des violations au Burundi qui dément

L’ONU dénonce la poursuite des violations au Burundi qui dément

18/09/2019

 

 

La Commission d’enquête sur le Burundi a dénoncé mardi, à Genève, la poursuite «des violations graves des droits de l’homme» au Burundi ; ce qu’a fermement nié Bujumbura, a rapporté l’ONU mardi soir sur son site.

 

«Après quatre années de crise, l’impunité générale pour les violations des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité commis perdure au Burundi», a déclaré mardi, la Commission onusienne.

 

Elle a également noté «l’absence de perspective de solution politique à la veille des élections de 2020, le tout sur fond d’instabilité économique et plus de 340.000 Burundais toujours réfugiés dans les pays limitrophes».

 

«Exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, arrestations et détentions arbitraires, actes de torture, violences sexuelles se poursuivent en toute impunité », a déclaré Doudou Diène, le président de la Commission.

 

Il s’exprimait devant le Conseil des droits de l’homme à Genève.

 

En réaction à ce sombre tableau dépeint par la Commission d’enquête, l’Ambassadeur Rénovat Tabu, Représentant permanent du Burundi auprès de l’ONU à Genève a décrit son pays comme étant «stable», un pays où règnent «la paix et la sécurité».

 

 «Le peuple burundais reste debout, vigilant et déterminé à organiser les élections de 2020, sur ses propres fonds et dans un climat de quiétude, il est judicieux de mettre fin au mandat de la Commission d’enquête», a déclaré Rénovat Tabu.

 

La commission d’enquête de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme au Burundi a été créée en septembre 2016 dans la perspective de mener des investigations spécifiques au Burundi.

 

Son mandat avait été renouvelé une première fois, fin 2017, pour une année et une deuxième fois fin 2018 pour une année également.

 

Bujumbura a toujours refusé de collaborer avec les enquêteurs de cette commission.

 

En octobre 2017, le gouvernement burundais s’est également désengagé de la Cour pénale internationale(CPI).

 

Bujumbura a, également, suspendu sa coopération avec le bureau local du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, l’accusant de "complicité" dans l’élaboration de rapports accablants sur le Burundi.

Les autorités burundaises s’attellent à la préparation des élections de 2020.

Le premier tour de la présidentielle, couplé aux élections législatives et communales, étant prévu le 20 mai prochain.

 

Depuis plus de quatre ans, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Tags: Politique

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