Une frange de l’opposition burundaise en conclave à Kampala à la veille d’un simulacre électoral

Une frange de l’opposition burundaise en conclave à Kampala à la veille d’un simulacre électoral

25/10/2019

 Anicet Niyonkuru et Dr Jean Minani

 

Dans l’hypothèse où Kampala accoucherait de quelque chose de « potable » vis-à-vis du gouvernement burundais, les autorités burundaises y auraient une main non assumée.Du coup, la participation des ces opposants « politiquement corrects » serait une stratégie de crédibilisé un processus électoral biaisé dans sa conception

Selon des sources concordantes, certains opposants burundais de l’intérieur et de l’extérieur se croisent cette semaine à Kampala pour accorder leurs violons à la veille d’un simulacre d’élections générales attendues en 2020.

 

Selon des sources proches des participants, l'objectif de cette réunion est de « voir dans quelle mesure il pourrait y avoir un gouvernement de transition dans lequel participeraient les membres du Cnared-Giriteka qui auront choisi de rentrer ».

 

 Les participants venus de Bujumbura sont, notamment, les représentants de l’aile non officielle du parti UPRONA (Union pour le progrès national), du Ranac (Rassemblement national pour le changement) ainsi que le parti  Fedes-Sangira.

L’opposition en exil sera, de son côté,  représentée par le CNARED (Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit) ou ce qui commence à en rester.

 

Car depuis peu, cette principale plateforme de l’opposition en exil se réduit comme une peau de chagrin tant et si bien qu’il est difficile de connaitre les visées de ceux qui la portent encore à bout de bras. Selon les observateurs, le CNARED carbure aujourd’hui pour le régime de Gitega.

 

La frange radicale de l’opposition burundaise est aujourd’hui coiffée par CFOR-ARUSHA, une entité précisément née du récent éclatement du CNARED.

Ainsi, à y regarder de près, cette réunion de Kampala n’augure rien de salutaire pour les véritables tenants d’un retour à l’Etat de droit au Burundi.

 

Les autorités burundaises se refusent de commenter cette rencontre de Kampala, occupées qu’elles sont à préparer les élections de 2020.

Quoi qu’il en soit, on ne devrait pas perdre de vue le fait que la rencontre de Kampala s’organise au lendemain d’un séjour de Monsieur Anicet Niyonkuru, figure du CNARED, à Bujumbura. Cet «opposant» douteux a eu un accueil chaleureux par les autorités.

Rien n’exclut qu’il y ait donc une relation de cause à effet.

 

Dans l’hypothèse où Kampala accoucherait de quelque chose de « potable » vis-à-vis du gouvernement burundais, les autorités burundaises y auraient une main non assumée.

Du coup, la participation des ces opposants « politiquement corrects » serait une stratégie de crédibilisé un processus électoral biaisé dans sa conception.

Attendons voir.

Tags: Politique

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