Burundi: aucun obstacle sur le chemin de la succession de Nkurunziza

Burundi: aucun obstacle sur le chemin de la succession de Nkurunziza

04/11/2019

 Alain-Guillaume Bunyoni (en uniforme d'officier de police) et Pierre Nkuruniza 

 

De source digne de foi, Nkurunziza a décidé de passer en force. Selon des conseils avisés d'anciens dignitaires des régimes UPRONA, Nkurunziza aurait saisi qu'on ne marchande pas avec un président en exercice. Soit on le fait tomber par un coup d'Etat, soit on se soumet à son diktat.
Comme le groupe des généraux bombaient le torse tout en gardant la fourchette dans l'assiette que Nkurunziza lui tendait, ce dernier a décidé de frapper là où ça fait mal.

 

Les rumeurs auront été comme une montagne qui accouche d'une souris. D'aucuns attendaient un bras de fer entre le président Nkurunziza et le groupe des généraux DD qui avaient fait part de leur opposition aux candidatures de Denise Nkurunziza, Evariste Ndayishimiye et Pascal Nyabenda comme dauphins.


De source digne de foi, Nkurunziza a décidé de passer en force. Selon des conseils avisés d'anciens dignitaires des régimes UPRONA, Nkurunziza aurait saisi qu'on ne marchande pas avec un président en exercice. Soit on le fait tomber par un coup d'Etat, soit on se soumet à son diktat.
Comme le groupe des généraux bombaient le torse tout en gardant la fourchette dans l'assiette que Nkurunziza lui tendait, ce dernier a décidé de frapper là où ça fait mal.

 

Le limogeage comme comble de l'humiliation

 

Ainsi a été réglé le sort des généraux Steve Ntakirutimana, ancien patron du service des renseignements ; du général Silas Ntigurirwa, ancien commandant de l'AMISOM et d'autres généraux moins connus. L'un est placé sous observation à la présidence en qualité de chef apparent du cabinet militaire, l'autre va bientôt connaître sa destination à l'étranger en qualité d'attaché militaire. "Et les chiens se taisaient", dixit Cesaire.

Un nouveau patron des renseignements déjà en sursis...

 

Le général de police Ndirakobuca alias Ndakugarika faisait partie des durs de l'aile dite de l'Ouest. Il a été nommé, non pas comme une promotion mais comme un traître.
Et pourtant, il n'espère diriger les renseignements burundais que jusqu'à la fin des élections de 2020. Une fois ce virage difficile franchi, il pourrait être exilé vers une ambassade en qualité d'attaché de police. Il résisterait au poison ou serait devenu un chat échaudé! Un revenant pour une parenthèse d'une année à la mangeoire, la caisse noire.

 

Et le général Prime Niyongabo?

 

Le chef d'état major des forces de défense du Burundi n'est plus en odeur de sainteté avec le président Nkurunziza. Son remplacement ne serait qu'une question de jours. Avec le limogeage du patron des renseignements et du général Ntigurirwa et la compromission du général Ndakugarika, l'aile de l'Ouest est cassée. Nkurunziza détient tous les leviers. Prime Niyongabo regrette amèrement sa trahison envers Niyombare et Gaciyumbwenge en 2015. Il le paie déjà cher.

 

Un congrès national du parti va se tenir bientôt pour applaudir le nom du dauphin. Nkurunziza pourrait reprendre la tête du parti au pouvoir.
Après les élections, le général Alain Guillaume Bunyoni deviendrait le Premier ministre et véritable homme fort du pays.


Selon notre source d'information, Nkurunziza a choisi de mettre en avant le camp du général Bunyoni pour ne pas se battre sur plusieurs fronts en même temps.
Mais rien n'est garanti car il pourrait changer d'avis et écarter ce même Bunyoni ! Une chose est certaine : Nkurunziza fait trembler ses adversaires.


Et pourtant, il fait l'unanimité contre lui. Mais tant qu'il a affaire à des ventriotes, il pourra encore sévir au-delà de 2020. Pauvre Burundi.

Tags: Politique

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