Burundi, encore un pays-mouroir à la veille des élections

Burundi, encore un pays-mouroir à la veille des élections

05/11/2019

 

Décidément, les démons de la destruction ne lâchent pas le Burundi. A moins de 7mois des élections, ce pays miné par un régime doublement sadique et vicieux sème la mort à tout va.

 

Des innocents sont criblés de balles dans des buvettes ou kidnappés et lynchés sans que les autorités sourcillent.

 

Depuis près de 15 ans, la population est prise en otage par ce régime foncièrement violent et qui se réjouit dans la décadence.

C’est à se demander si la force motrice du pouvoir CNDD-FDD ne lui vient pas du sang des Burundais qu’il se plait à verser chaque jour, en particulier à l’approche d’un rendez-vous électoral.

 

Aujourd’hui comme il y a 5 ans, des familles entières sont décimées, d’autres personnes disparaissent du jour au lendemain, comme par enchantement.

A l’ouest du pays, des rivières charrient de nouveau des cadavres dont on ignore et l’identité, et les circonstances d’assassinat.

 

Selon les médias locaux, cinq corps sans vie ont été repêchés le week-end dernier dans la rivière Rusizi, dans les circonscriptions de la colline de Rusiga, transversale 10, en commune Rugombo, en province de Cibitoke.

 

Il s’agit d’un signe visible de tout un Iceberg. A ce jour au moins treize corps sans vie ont été aperçus flottants sur cette rivière ces deux derniers mois.    

Point n’est besoin de signaler que les auteurs de ces crimes d’Etat resteront inconnus à jamais.

 

Selon des témoignages concordants, ces cadavres fraichement tués et couverts de sang ont été trouvés ligotés. En présence des autorités administratives et policières, ces corps ont été inhumés, comme l’a déclaré l’administrateur de la commune Rugombo, Béatrice Kaderi, ajoutant que des enquêtes sont en cours.

 

Comme pour reconnaitre que l’heure est grave et que les prochains jours s’annoncent plus mortels que jamais, Pierre Nkurunziza vient d’aligner ses as du crime dans les postes clés de la police, notamment le fameux Service National de renseignement, désormais piloté par Gervais Ndirakobuca (Ndakugarika, je te tue), avec Albert Bisaganya comme adjoint.

 

A Bujumbura, la seule évocation de ces deux noms suffit pour résumer le contexte et le programme.

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
J'aime
Please reload

  • Facebook Basic Black
  • Twitter Basic Black
Please reload

Nous suivre