Il partira, certains commencent à y croire: Nkurunziza s'octroie un statut spécial d'ancien chef d'Etat

Il partira, certains commencent à y croire: Nkurunziza s'octroie un statut spécial d'ancien chef d'Etat

05/11/2019

 

Pour le gouvernement de Bujumbura-Ntare Rushatsi House, tous les anciens chefs d'Etat n'arrivent pas à la cheville de Nkurunziza, exception faite de Melchior Ndadaye, Cyprien Ntaryamira et Sylvestre Ntibantunganya probablement.


Selon la réforme légale adoptée par le gouvernement et qui pourrait passer comme une lettre à la poste au parlement, tous les anciens chefs d'Etat arrivés au pouvoir par un coup d'Etat ou un arrangement entre partis politiques ne méritent aucun traitement lié aux hautes fonctions qu'ils ont occupées.


La réforme proposée par la ministre de la justice et adoptée en conseil des ministres sanctionne les anciens présidents Michel Micombero, Jean Baptiste Bagaza, Pierre Buyoya, Ngeze François et Domitien Ndayizeye.
Déjà avec la constitution de 2018, les anciens présidents de la République avaient perdu le privilège d'être sénateur à vie.


La nouvelle loi viendra leur couper les dernières herbes sous les pieds. Silence, la démocratie vous venge, classe et déclasse!

 

Une réforme rétroactive dangereuse

 

Les lois rétroactives doivent en principe être douces. Ce qu'on appelle "la rétroactivité in mitius". Que nenni au Burundi sous le joug d'un gourou qui se croit héritier du patriarche juif Moïse !


A travers cette réforme, Nkurunziza veut se faire passer pour un président spécial, de l'ère nouvelle. C'est facile de condamner les autres d'avoir fait des putschs. C'est facile de mépriser un politicien d'avoir dirigé une transition et permis de renouer avec les élections après une décennie de troubles.

 


Vouer aux gémonies ses prédécesseurs est une folie comme Nkurunziza en raffole.
Mais qu'est-ce que ses folies ont coûté des vies à d'innombrables innocents! On ne compte plus les orphelins, les veuves, les réfugiés, les chômeurs, les sans-espoir!

Heureusement que l'histoire des nations n'est jamais bouclée selon les caprices des dictateurs. On salue toujours les rebondissements, le boomerang.


En Espagne par exemple, Franco vient d'être expulsé de son mausolée. Après combien de décennies d'humiliation envers ses victimes jetées à ses pieds dans la vallée de " ceux qui sont tombés"?


Prions pour que Nkurunziza ait longue vie pour comprendre un jour le mal qu'il a fait à son peuple. Hélas, les tueurs comme Nkurunziza, sans aucun soutien sérieux des maîtres du monde finissent sur l'échafaud comme Samuel Doe au Libéria ou en exil comme Idi Amin de l'Ouganda. Wait and see.

 

Le chaos comme héritage...

 

Le communique du procureur général de la république relatif a l’incarcération scandaleuse des journalistes du Groupe Iwacu reconnait qu'une rébellion a attaque du cote de Bubanza. Autrement dit, la guerre ou le déluge risque de s'abattre sur le pays a la fin du dernier mandat de Nkurunziza.


En quoi Nkurunziza aura-t-il été meilleur que ses prédécesseurs?
Le ridicule ne tue. " Umupfu ntiyinukira" disent nos sages.

Tags: Politique

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