Sommet Burundo-Russe: La Russie apportera-t-elle un soutien budgétaire dont le régime burundais a désespérément besoin?

Sommet Burundo-Russe: La Russie apportera-t-elle un soutien budgétaire dont le régime burundais a désespérément besoin?

06/11/2019

 Sommet Burundo-Russe a Moscou

 

Isolé sur le plan international et au bord de la faillite, le régime de Nkurunziza met tous les œufs dans le même panier - le panier russe. Avec le solde budgétaire négatif le plus élevé de l'Afrique subsaharienne (-9,1%) juste devant Eswatini et le Kenya dont les soldes budgétaires sont de -8,8% et -7,4%, le régime du CNDD-FDD a désespérément besoin d'un soutien budgétaire.

 

Alors que son administration fiscale interne annonçait récemment une augmentation des recettes fiscales dans les caisses de l’État, le budget du régime reste largement déficitaire. Après s'être séparé de ses bailleurs de fonds traditionnels, le régime semble frapper désespérément à toute porte qui s'ouvrirait.Cependant, la Russie dont la taille économique est comparable à celle de l’Espagne et qui dépend fortement de l’exportation de pétrole ne peut se permettre d’offrir un soutien financier considérable au-delà de la vente d’armes à crédit.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, et son homologue burundais, Ezechiel Nibigira, se sont rencontrés pour des pourparlers à Moscou. Les ministres devaient discuter des relations bilatérales dans les domaines politique, économique et humanitaire, ainsi que de l'agenda international, en accordant une attention particulière aux flambées de tension sur le continent africain.

 

Les parties devaient également procéder à un échange de vues sur les résultats du premier sommet Russie-Afrique qui s'est tenu à Sotchi les 23 et 24 octobre. Les sujets concernant notamment le renforcement du commerce, de l'investissement et de la coopération économique, qui se sont développés dans le contexte de l'intensification des partenariats bilatéraux entre entreprises ces dernières années, devaient être abordés.

 

Les russes ne semblent être intéressés que par les secteurs des minéraux, une strategie qui consiste à transformer le Burundi en un rouet en contrebande de minéraux de la RDC. Il convient de noter l’absence de mention d’un soutien budgétaire sur la liste des sujets qui devaient être abordés.

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