A quelques mois des élections, le président du principal parti d'opposition dénonce un plan de son liquidation

A quelques mois des élections, le président du principal parti d'opposition dénonce un plan de son liquidation

08/11/2019

 

 

Il s'agit d'un plan macabre d'élimination de plusieurs responsables du principal challenger du régime, le parti CNL. Le secrétaire général de ce parti l'a dénoncé dans une conférence de presse tenue ce jeudi matin.

 

"Nous détenons des informations fiables faisant état d'un probable plan national d'élimination systématique et d'emprisonnement des responsables en commençant par le plus haut sommet. Ce plan est concocté par certains responsables du parti au pouvoir et des administratifs" a indiqué Simon Bizimungu.

 

Honorable Agathon Rwasa, visé en premier lieu, l'a lui même dit.

 

"Ces montages visent à armer des gens, leur donner des uniformes du parti CNL pour les présenter par après comme ses combattants. Le procureur général de la République procéderait à mon arrestation avant la radiation de mon parti, d'une vague d'arrestations et d'emprisonnements arbitraires suivis de procès à la va-vite", poursuit-il.

 

Ce parti explique que ce montage se traduit notamment par le piratage et l'utilisation des insignes du parti, une éventuelle fabrication et distribution de T-shirts à l'effigie d'Agathon Rwasa et de képis ainsi que des tenues policières et militaires  et éventuellement des armes à feu dans le but d'indexer le parti CNL et ses leaders. 

 

De plus, ajoute Rwasa, " des canaux de communication pirates You tube, Twitter et Facebook et même la RTNB fuseront de partout et s'approprient le nom du président du parti, les insignes du parti et diffusent des messages incendiaires afin de désorienter l'opinion par rapport à la vision du parti".

 

La preuve en est que, dit le parti CNL, "nos militants endurent toute sorte de harcèlement, de montages grotesques, d'intimidations, de violences physiques et verbales, des arrestations suivis d'emprisonnements arbitraires donc une sorte de chasse à l'homme".

 

Les auteurs et responsables de ces actes ignobles sont généralement certains responsables politiques du parti au pouvoir et ses alliés, certains responsables administratifs issus du parti au pouvoir ainsi que certains membres de la jeunesse affiliée au parti au pouvoir.

 

"Vous remarquerez également des membres du parti au pouvoir, sous haute protection des autorités administratives, qui sillonnent la région et diffusent des propos malveillants et calomnieux à l'encontre du CNL" font savoir les leaders de ce parti d'opposition le plus majoritaire sur le terrain politique.

 

Le parti CNL demande au gouvernement de libérer tous les prisonniers d'opinion politique injustement incarcérés et de mettre sur pied un mécanisme de vérification des faits par des commissions mixtes. Et à  la communauté tant nationale qu'internationale de suivre de près l'évolution de la situation politico-sécuritaire qui prévaut au Burundi à la veille des élections générales de 2020. 

 

Au parti au pouvoir et ses alliés de s'imprégner des idéaux de la compétition démocratique et de surseoir aux montages grotesques et aux violences tant physiques que verbales contre leurs militants.

 

Presque partout dans le pays, des permanences de ce parti sont démolies ou incendiées. "Il arrivera un moment où nos militant ne pourront pas contenir leur colère, et ce sera des affrontements, ce que nous ne voulons pas voir arriver" a conclut Agathon Rwasa.

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