La police burundaise zigouille un opposant à Kayanza sans piper mot !

La police burundaise zigouille un opposant à Kayanza sans piper mot !

08/11/2019

 

 

Comme pour prouver son statut enviable de «police de proximité», la police burundaise est si près des citoyens qu’elle en étouffe mortellement certains. Notamment les opposants réels ou supposés. 

 

Les opposants déclarés sont souvent tués par cette même police dont le mandat officiel et national est pourtant de veiller à la sécurité de  « tous les citoyens » et de leurs biens.

 

L’une de ces victimes est un certain est un Pasteur nommé Casimir Busa, membre du parti de l’opposition Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD). Selon le porte-parole de ce parti Epitace Nshimirimana, il été tué mardi à 20 h30’ près de son domicile en commune de Gahombo, province de Kayanza.

 

Ce représentant de l'Eglise AGAPE à Gahombo a été sauvagement assassiné ce mardi le 5 novembre «près de son domicile par des hommes en tenue policière», a souligné le porte-parole du parti, photo du disparu à l’appui.

 

Occupée qu’elle est à traquer les prochaines cibles, la police burundaise n’a pas pipé mot en ce qui est de cet assassinat. Motus et bouche cousue.

 

Vêtus des uniformes de la police burundaise, ses meurtriers embusqués sur la voie qui mène à son domicile ont sauté sur lui et l’ont englouti sans autre forme de procès.

 

Il laisse une veuve et 7 enfants.

 

Comme à l’accoutumée, la police qui reconnait cet assassinat, a annoncé le début des enquêtes pour identifier les assassins et leurs mobiles.

 

C’est dans un tel contexte de criminalité accrue, volontairement entretenue par la police via sa police, que le Burundi chemine vers un nouveau rendez-vous électoral en 2020.

Il est à rappeler, en outre, que ce pays est encore  embourbé dans une grave crise, émaillée de violences, née depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat, en violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

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