Au moins 9 cas d’assassinats en une semaine au Burundi

12/11/2019

 

 

Au Burundi, le rendez-vous électoral de 2020 approche à grands pas et le système CNDD-FDD semble avoir mis en branle toute sa machine à tuer pour phagocyter toute velléité de résistance ou tout appel au respect de l’Etat de droit au Burundi.

 

Chaque jour a son lot de d’assassinats et les défenseurs des droits de l’homme en font le décompte chaque semaine.

 

Ainsi dans un rapport publié lundi soir par la Ligue burundaise des droits de l’homme, ITEKA, au moins 9 personnes ont été tuées au cours de la semaine dernière.

 

« Au moins 9 personnes tuées dont 4 retrouvées cadavres, 6 torturées et 8 arrêtées arbitrairement », a déclaré Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue.

 

« Des Imbonerakure affiliés au parti CNDD-FDD, des policiers, des agents du SNR et des administratifs sont pointés du doigt comme étant des présumés auteurs de la plupart de ces violations des droits humains », précise la Ligue.

 

Les victimes désignées sont « des membres des partis politiques dont ceux du parti CNL, du parti CNDD-FDD et du parti MSD ont été victimes de la plupart de ces exactions répertoriées dans certaines provinces du pays ».

 

« En date du 6 novembre 2019, vers 20 heures, au quartier Kanga, zone urbaine de Kinama, commune Ntahangwa, Bujumbura Mairie, Térence Ngendakumana, membre du parti CNL, vendeur de planches au quartier Jabe, a été tué étranglé par des gens non identifiés ».

 

Selon les témoins, Térence a été assassiné à 500 mètres d'une position policière située à Kanga en zone Kinama et son corps a été conduit à la morgue de l'hôpital Roi Khaled.

 

D’autres militants du CNL ont été torturés à mort. « En date du 4 novembre 2019, vers 1 heure du matin, sur la colline Kinyuku, commune Butihinda, province Muyinga, Eric Nkurunziza, responsable des jeunes du parti CNL a été attaqué et tabassé chez lui par Révocat Ruberandinzi, Imbonerakure et représentant communal du parti CNDD-FDD appuyé par Crescent Ndayishimiye, membre de ce parti », rapporte notamment la Ligue.

 

Reste que les cas renseignés par la Ligue sont en deçà de la réalité. Plusieurs citoyens sont souvent kidnappés puis tués sans que personne ne s’en rende compte pour le signaler aux militants des droits humains.

 

Bien plus, les organisations de défense des droits de l’homme ont été réduites au silence en même temps que les médias indépendants.

 

Le Burundi chemine vers les élections sur fond d’un carnage à huis clos.

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