Une position militaire burundaise décimée près de la frontière rwandaise

19/11/2019

 

 

L’insécurité monte d’un cran à l’ouest du Burundi. Quelques jours après la meurtrière attaque de Musigati, une position militaire burundaise située en commune de Mabayi, province Cibitoke vient d’être attaquée par des hommes armés.

 

Le Ministère burundais de la défense l’a finalement reconnu après des heures d’atermoiements.

 

« La position attaquée est sur le Mont Twinyoni situé près de la frontière avec le Rwanda », a déclaré lundi soir à la Télévision d’Etat le major Emmanuel Gahongano du bureau chargé de l’information au ministère de la défense.

 

Le major Gahongano a en outre déclaré que cette attaque a été pérpétrée  le 17 novembre vers 2 heures du matin (00 h GMT) par «un groupe armé de fusils en provenance du Rwanda».

 

«Ce groupe s’est replié au Rwanda après le forfait », a-t-il déclaré sans donner le bilan de cette attaque.

 

Selon plusieurs sources indépendantes, cette attaque a fait «des dizaine de morts » parmi les militaires burundais qui étaient sur cette position.

Parmi les victimes se trouve le major Révérien Ngomirakiza, chef de cette position militaire.

 

Lundi, plusieurs autres militaires burundais ont été dépêchés sur cette position assaillie.

Sans revendiquer ouvertement cette attaque, un mouvement rebelle dénommé Front révolutionnaire burundais (FRB-Abarundi), a en a donné le bilan mardi via twitter.  Du coté de l’armée, il fait état de « 38 morts dont le major chef de poste, 100 disparus et beaucoup d'armes saisies».

 

Le Rwanda n’a pas encore réagi.

 

Frontalière du Rwanda et de la République démocratique du Congo, la province burundaise de Cibitoke est depuis près de cinq ans en proie à des attaques armées perpétrées par des mouvements rebelles qui sapent le régime du président Pierre Nkurunziza.

 

En octobre dernier, le mouvement rebelle Résistance pour un Etat de droit, RED-Tabara avait revendiqué une attaque contre des militaires burundais dans la province voisine de Bubanza (25 km de Bujumbura) vers le nord-ouest.

 

La tension monte d’un cran alors que le pays est à sept mois des élections générales.

Organisées en 2015, les dernières élections ont été émaillées de violences suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat que l’opposition, la société civile et une partie de son camp ont jugé illégal.

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