Les journalistes du journal Iwacu maintenus en détention

21/11/2019

Quatre journalistes du groupe de presse Iwacu Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Térence Mpozenzi et Egide Harerimana vont rester en prison. Seul leur chauffeur Adolphe Masabarakiza a été acquitté

 

 

 

La décision a été prise par la cour d'appel de Ntahangwa à Bujumbura ce mercredi 20 novembre 2019.

 

Selon le verdict, quatre journalistes du groupe de presse Iwacu Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Térence Mpozenzi et Egide Harerimana vont rester en prison. Seul leur chauffeur Adolphe Masabarakiza a été acquitté.

 

Leurs avocats parlent de coup dur. "C'est pénible pour nos clients qui ne sont pas encore notifiés de la décision. Maintenant, nous allons nous battre sur le fond, nous allons continuer notre action" ont-ils dit.

 

Ils parlent de la non indépendance des juges. "En tout cas les juges ne trouveront rien à ces terribles accusations de complicité d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État" ajoutent-ils.

 

Iwacu restera debout même si il traverse de moment difficile selon son directeur Antoine Kaburahe. "C'est dans les moments difficiles que les grands hommes se révèlent. À Iwacu il y a des grandes dames et des grands hommes. C'est une autre page de l'histoire du journalisme qui est en train de s'écrire" a-t-il réagit.

 

Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse et des droits de l'homme dont Human Rights Watch et Reporters Sans Frontière dénoncent cet emprisonnement.

 

"Nous sommes consternés par la persistance des autorités burundaises à assimiler ces journalistes à des complices des affrontements alors qu'ils n'étaient présents sur place que pour couvrir un événement important et d'intérêt public, c'est-à-dire de faire leur travail de journaliste" explique Arnaud Froger, directeur Afrique de Reporters Sans Frontière.

 

Selon M. Froger, les autorités burundaises donnent un message clair aux journalistes qui oseraient travailler sur des sujets sensibles surtout pendant les prochaines élections.

 

"Si les journalistes ne sont pas à même de faire leur travail et que le verrouillage du paysage médiatique se poursuit, le régime burundais va tuer le débat public et enfoncer le pays dans la crise" a-t-il poursuivi. 

 

Ces organisations  demandent  à la justice de faire un procès juste et de remettre en liberté les quatre journalistes détenus depuis un mois à la prison de Bubanza.

 

 

Ces professionnels des médias sont accusés de «complicité d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État ». Ils ont été arrêtés le 22 octobre dernier dans la commune de Musigati dans la province de Bubanza, alors qu'ils étaient en reportage pour enquêter sur l'attaque d'un groupe armé en provenance de la RDC.

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