Washington reste préoccupé par la situation qui prévaut au Burundi

21/11/2019

 

Ambassadeur Gaudence Sindayigaya présente les lettres de créance au président américain Donald J Trump 

 

 

Ce diagnostic américain sur la situation prévalant au Burundi à la veille des élections générales est à l’antipode du tableau idyllique constamment brossé par les autorités burundaises sur leur pays.

Le climat politico-sécuritaire qui prévaut au Burundi inquiète les Etats-Unis, a-ton appris d’une déclaration d’urgence nationale scellée par le Président américain Donald Trump.

« La situation actuelle du Burundi est préoccupante et présente une menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis ».

Emboitant le pas à l’ONU et à bien d’autres ONG, Washington affirme que le Burundi reste un terreau de violences inouïes.

 

Ce pays est en effet marqué par «des meurtres et d'autres violences contre des civils, l'incitation à la violence et une répression politique importante et qui menace la paix, la sécurité et la stabilité du Burundi et de la région ».

 

«Le Burundi continue de poser un problème inhabituel et une menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis», estiment les USA.

«Par conséquent, il est nécessaire de maintenir l’urgence nationale déclarée dans le décret 13712, en ce qui concerne la situation au Burundi ».

 

Ce diagnostic américain sur la situation prévalant au Burundi à la veille des élections générales est à l’antipode du tableau idyllique constamment brossé par les autorités burundaises sur leur pays.

 

Le président Pierre Nkurunziza et ses ménestrels sont intarissables de  verves dès lors qu’il s’agit de vanter le Burundi et ses atouts dont le monde convoite de façon ostentatoire.

 

Il ne cesse de clamer haut et fort que la paix et la tranquillité règnent au pays de Ntare Rugamba. 

 

C’est dans cet élan d’encensement d’un Etat qui n’est plus que l’ombre de lui-même que le ministre des affaires étrangères, Ezéchiel Nibigira, a demandé cette semaine le réchauffement des relations diplomatiques entre le Burundi et l’Union européenne.

 

« La question du troisième mandat n’est plus à la table de négociation car le président burundais, Pierre Nkurunziza, a annoncé plusieurs fois qu’il ne va pas se représenter aux élections présidentielles de 2020 et le Burundi a recouvré la paix et la tranquillité », a-t-il martelé devant un parterre de diplomates à Bujumbura.

Tags: Politique

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