Attaque de Cibitoke : Les « pro-régime » taclent Kigali

22/11/2019

Jean de Dieu Mutabazi, président du parti RADEBU et en même temps président de l'Observatoire national pour la prévention et l'éradication du génocide, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Burundi

 

 

Sous le sceau d’une vraie fausse opposition, onze partis pro-pouvoir ont sorti un communiqué au vitriol accusant le Rwanda d’avoir agressé le Burundi en orchestrant une attaque armée contre une position militaire burundaise à Mabayi, a-t-on appris d’un communiqué diffusé jeudi soir à Bujumbura.

 

 « Nous condamnons vivement le Rwanda qui vient d’attaquer le Burundi alors que c’est un pays tranquille et paisible », a déclaré Jean de Dieu Mutabazi, président du parti RADEBU, Rassemblement des démocrates burundais et, par ailleurs, président de l'Observatoire national pour la prévention et l'éradication du génocide, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Burundi.

 

« Nous demandons au gouvernement burundais de tout faire pour faire cesser cette récurrente agression rwandaise», a-t-il ajouté.

 

Ces partis satellites du parti présidentiel s’empressent pour dire tout haut ce que le CNDD-FDD pense encore tout bas.

 

C’est à l’image de Gaston Sindimwo, premier vice-président du Burundi, qui a aussi déclaré ce qu’avait son boss Pierre Nkurunziza sur les lèvres : « C’est le Rwanda. Ce sont des choses qui se font secrètement. Mais nos militaires sont bien positionnés. Nous sommes prêts de repousser toute attaque. Aucun ne peut tromper notre vigilance. Nous allons renforcer ces positions aux frontières et à l’intérieur du pays », a-t-il déclaré le 20 novembre sur la VOA.

 

Cette attaque frontale contre Kigali intervient alors que le Rwanda a déjà nié toute implication dans l’attaque armée qui, le 17 novembre dernier, a anéantie toute une position de plus de 100 militaires de l’armée burundaise sur le mont Twinyoni, en commune de Mabayi, province de Cibitoke.

 

Le numéro deux de la diplomatie rwandaise, Olivier Nduhungirehe, dément catégoriquement toute implication de son pays dans l’attaque survenue dans la petite matinée du 17 novembre 2019 en commune Mabayi, en province de Cibitoke, au Nord-ouest du pays.

 

« Le Gouvernement (du Burundi) a dit que l’attaque est venue du Rwanda. Ce n’est pas RDF (Rwandan Defense Force, Ndlr) », a-t-il confié à l’AFP.

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