L'insécurité fait toujours parler d'elle à l'Ouest du pays : Des comités mixtes renforcés

28/11/2019

 

 

Lundi et Mardi de cette semaine, le ministre de l'intérieur a tenu plusieurs réunions de sécurité dans la province de Cibitoke, frontalière avec la RDC et le Rwanda. Les habitants de cette région, particulièrement ceux qui sont regroupés dans les comités mixtes de sécurité, sont appelés à plus de vigilance.

 

"Vous devez redoubler de vigilance et donner des informations à temps chaque fois qu'il y a présence des personnes suspectes et inconnues là où vous vivez" a recommandé le ministre Pascal Barandagiye.

 

Barandagiye déplore que des groupes armés aient traversé la rivière Rusizi en provenance de la RDC avant d'entrer dans la forêt de la Kibira en passant par deux communes communes de Musigati à Bubanza et Mabayi à Cibitoke, au vu et au su de la population locale.

 

"Il doit y avoir des complicités avec des gens qui ont guidé et éclairé ces groupes armés. Je mets en garde les autorités qui collaborent avec ces malfaiteurs", a-t-il averti.

 

Dans cette partie du Burundi située non loin de la réserve naturelle de la Kibira, il se remarque une peur panique au sein de la population depuis un certains temps. 

 

Comme d'autres politiques burundais, le ministre Pacal Barandagiye n'a pas manqué d'accuser le Rwanda. "Ce sont ces gens du nord qui ne veulent pas la paix" a-t-il martelé. 

 

Ces combats se poursuivent même dans ces jours. La population rapporte que les militaires, policiers et jeunes Imboneralure, affiliés au parti au pouvoir, sillonnent le long de la Kibira jour et nuit.

 

Plusieurs personnes ont dû même fuir ces combats et s'inquiètent pour leur sécurité. L'administration et les forces de l'ordre se veulent quant à elles rassurantes et rappellent que la sécurité est renforcées sur la frontière avec le Rwanda. 

 

Sans revendiquer ouvertement cette attaque, un mouvement rebelle dénommé Front révolutionnaire burundais (FRB-Abarundi), a en a donné le bilan via son compte Twitter.  Du coté de l'armée, il a fait état de "38 morts dont le major chef de poste, 100 disparus et beaucoup d'armes saisies".

 

Certains de ces soldats des Forces de Défense Nationale du Burundi, FDNB, tués à Cibitoke, ont été inhumés ce mardi au cimetière de Mpanda.

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
J'aime
Please reload

  • Facebook Basic Black
  • Twitter Basic Black
Please reload

Nous suivre