Des réserves en devises de 70 millions de dollars américains seulement: Le Burundi officiellement en faillite

Des réserves en devises de 70 millions de dollars américains seulement: Le Burundi officiellement en faillite

16/12/2019

 

De 2014 jusqu’en 2018, les réserves en devises ont fondu de plus de trois quarts: de 317, 3 à 70 millions de dollars américains.D’après Jean Ciza, gouverneur de la BRB, ce faible niveau des réserves de change est principalement lié d’une part à la suspension de dons courant et, d’autre part, à la diminution des dons en capital des partenaires extérieurs.

Le stock de devises ne cesse de dégringoler. La BRB explique que cette baisse est causée par la diminution des dons extérieurs. Selon un expert, le niveau de devises actuel révèle que l’économie est en danger. Et d’appeler l’état à contracter un prêt d’urgence.

 

« Les réserves officielles ont diminué de 10,9% et couvraient 1,0 contre 1,7 mois d’importations de biens et services en 2017 », lit-on dans le rapport annuel de 2018, publié le 22 novembre 2019.

 

Les réserves officielles sont le stock de monnaies étrangères accumulé par la banque centrale, en liquide, obligations et actifs financiers. Dans ce rapport, la BRB ne dévoile pas la composition de ces réserves.

 

Cette publication montre que le stock de devises a battu un nouveau record. Elles restent à un niveau critique jamais atteint depuis longtemps. De 2014 jusqu’en 2018, les réserves en devises ont fondu de plus de trois quarts: de 317, 3 à 70 millions de dollars américains.

 

D’après Jean Ciza, gouverneur de la BRB, ce faible niveau des réserves de change est principalement lié d’une part à la suspension de dons courant et, d’autre part, à la diminution des dons en capital des partenaires extérieurs.

 

De 2017 à 2018, explique-t-il, les appuis extérieurs en capital ont régressé de 27,6%. Ils sont passés de 292,8 à 211,8 milliards BIF. Sur 372.250,6 millions BIF prévus, les décaissements de ces dons ont été réalisés à hauteur de 56,9%.

 

Cela s’ajoute à un déficit commercial chronique. Les importations ont augmenté de 7,6% alors que les exportations ont baissé de 7,4% en 2018.

 

Pour lui, cette baisse des réserves de change est une caractéristique commune des pays de la CEA qui n’ont pas atteint le critère de convergence, soit 4,5 mois d’importations, à l’exception du Rwanda et de la Tanzanie

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