Les autorités burundaises renflouent ses caisses vides grâce aux amendes tous azimuts

Les autorités burundaises renflouent ses caisses vides grâce aux amendes tous azimuts

17/12/2019

 

 

Au moment où la Banque centrale (BRB) a déjà annoncé que la caisse est dangereusement vide, que les réserves d’importation tarissent à vue d’œil, les autorités burundaises rivalisent d’ingéniosité pour sauver les meubles.

 

Le ministre des finances multiplie les taxes, la police redouble de zèle pour amasser les contraventions et autres amendes y afférentes et le Maire de Bujumbura traque les bistrots qui passent outre ses édits insensés en ouvrant, au-delà de 21 heures, leurs portes aux rares clients encore capables de se payer un pot.

 

Quelques semaines après sa décision, Freddy Mbonimpa se vante déjà d’avoir pu mettre quelque chose dans la cassette trop sonore de l’Etat burundais.

Depuis le 22 novembre, les services municipaux ont collecté trois millions de francs burundais d’amendes et le maire de la ville de Bujumbura a déjà fermé dix bars.

Comme pour prouver que cette mesure vise à pousser les tenanciers des bistrots à la faute afin de les frapper ensuite des amendes lourdes, plusieurs autres provinces ont déjà emboité le pas au Maire de Bujumbura en prenant les mêmes mesures.

 

En évaluant l’effet de sa décision sur le trésor « public », le Maire de Bujumbura saute pieds joints les bavures des policiers qui, déployés dans les différents bars achalandés de Bujumbura pour vérifier si la mesure est réellement appliquées, se font plutôt graisser la patte pour ne pas sévir et rentrent sur le tard, plus saouls que les pauvres clients.

Pour nombre d’observateurs indépendants, la chasse des bistrots ouverts après 21 heures est une absurdité dans un pays qui se dit en pays.

 

Mais pour peu que l’on prête oreille à Jean Ciza, Gouverneur de la Banque de la République du Burundi, on comprend que même l’impôt de capitation ne va pas tarder à être réinstaurer pour nourrir les ogres qui squattent le pouvoir depuis des années.

« Les réserves en devises se réduisent comme une peau de chagrin », a-t-il laissé entendre dans le rapport 2018.

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