Gitega-Muramvya: Des comités mixtes de sécurité rappelés à l'ordre par le Conseil National de Sécurité

Gitega-Muramvya: Des comités mixtes de sécurité rappelés à l'ordre par le Conseil National de Sécurité

09/01/2020

 Les jeunes imbonerakure en tenues militaires 

 

Peur panique ou pas, le conseil national de sécurité sillonne le pays pour rencontrer les comités mixtes de sécurité en vue de leur rappeler à la vigilance. Ce mardi 07 janvier 2020, c'était le tour de la province Muramvya, au chef-lieu de la commune Rutegama.

 

L'atelier tenu hier portait sur l'"Alerte Précoce et la Réponse Rapide en matière de Sécurité Humaine, le Renseignement Préventif et la lutte contre les rumeurs pendant la période pré-électorale".

 

Le secrétaire permanent du CNS, Pierre Claver Nzisabira a indiqué que les activités organisées à Muramvya constituent une continuité du périple entamé par le CNS pour parler avec les membres des comités mixtes de sécurité pour leur indiquer comment ils doivent gérer et transmettre les messages pour éviter que ces messages soient une source de conflit et d'insécurité.

 

En ce qui concerne les mensonges et les rumeurs propagés par les "fauteurs de troubles", P .Claver Nzisabira a conseillé aux administratifs d'y apporter chaque fois et à temps, un démenti formel parce que selon lui, la réalité a montré que les rumeurs et les mensonges provoquent des mouvements d'exil surtout à la veille des élections.

 

Quant à l'intolérance politique qui s'observe entre les jeunes de partis politiques CNDD-FDD et le CNL, le directeur de l'administration territoriale au ministère de l'intérieur, Térence Mbonabuca, fait savoir que la feuille de route qui a été signée entre les différents partis politiques garantit que les élections puissent se dérouler en toute tranquillité. 

 

"Il existe également un code de conduite des leaders politiques et l'administration qui appelle les uns et les autres à veiller au comportement de leurs jeunesses. Il doit être respecté", a-t-il ajouté sans toutefois parler des voies légales contraignantes dont préconise ce code conduite contre ceux qui passent outre ces cadres réglementaires.

 

Cependant, Mbonabuca semble émettre un clin d'oeil. "Les jeunes qui vont perturber les activités des autres partis politiques ou qui vont insulter les autres dans les chansons de groupes seront punis individuellement parce qu'ils sont assez majeurs pour dire qu'ils ont été trompés par leurs leaders politiques", a-t-il souligné

 

En décembre dernier, le conseil national de sécurité était á Gitega, en commune Bugendana. Le message ne diffère pas car cette fois là, il portait sur le rôle de la transmission de l'information dans la sauvegarde de la paix et la sécurité, moteur du développement durable et la façon de transmettre les rapports à la hiérarchie.

 

Le secrétaire permanent du CNS, le colonel Pierre Claver Nzisabira avait demandé aux membres de ces comités de s'acquitter correctement de leur travail, de ne pas se substituer ni à la police et ni à la justice et surtout d'intégrer au sein de ces comités des personnes de diverses tendances politiques et religieuses. "Cela permettrait à ces comités d'être efficaces et tout le monde se sentirait concerné", a-t-il martelé.

 

C'est au moment où ces comités mixtes de sécurité sont gérés par les jeunes Imbonerakure du parti présidentiel. Dans plusieurs coins du pays, ces comités mixtes sèment la terreur et se substituent souvent aux forces de l'ordre. Ils s'arrogent le droit d'arrestation, un droit souvent réservé uniquement à la police dans tout etat de droit. 

 

Reste à voir si les jeunes Imbonerakure associés au parti présidentiel écouteront le conseil national de sécurité et arrêteront la terreur qu'ils infligent à toute voix discordante.

 

 

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