Dur…. dur d’être tutsi et ex-Fab dans l’armée burundaise !

Dur…. dur d’être tutsi et ex-Fab dans l’armée burundaise !

15/01/2020

 


Au Burundi, la persécution des militaires issus à la fois de l’ethnie minoritaire tutsie et des anciennes Forces armées burundaises (FAB), (ancienne appellation de ce corps de défense avant le brassage de combattants) monte d’un cran. 

 

Les plus ciblés sont particulièrement ceux qui sont affectés aux palais présidentiels.
Selon plusieurs médias locaux, au moins 12 militaires tutsis viennent d’être arrêtés au palais présidentiel de Gitega.


Des agents du Service national des renseignements se sont jetés sur eux après des coups de feu entendus dans les enceintes du palais. Les infortunés prestaient au 1er Bataillon de la brigade spéciale en charge de protection des institutions (BSPI).


Trois d’entre eux étaient affectés au palais présidentiel de Bujumbura, quatre à celui de Gitega et cinq autres au palais de Ngozi. Tous les douze sont aujourd’hui sous interrogatoire musclé au palais présidentiel de Ngozi.


Le destin tragique qui les attend ne fait plus l’ombre d’un doute. Les crépitements d’armes entendus au palais de Gitega et qui sont à l’origine de cette chasse à l’homme n’ont fait aucune victime.


D’aucuns estiment en effet qu’il s’agit d’un prétexte monté de toutes pièces par le régime pour faire du ménage et se débarrasser de ces vestiges d’une ancienne armée "mono ethnique" qui, aux yeux des Hutus qui tiennent la mannette, incarne l’oppression dont ils se disent avoir été victimes.


Certains militaires arrêtés sont déjà connus. Parmi les douze militaires tutsis figurent Capitaine Zacharie Nibigira, Adjudant-major Fabien Nduwayo, 1er Sergent Alain Kubwayo, Caporal-chef Aimé Habarugira, Caporal chef Vénuste Karabwera, Caporal-chef Edouard Habarugira ainsi que caporal-chef Timothée Nsavyimana.


Ces arrestations interviennent quelques jours après l’assassinat du caporal-chef Tharcisse Macumi, un autre militaire tutsi qui était affecté au palais présidentiel de Gitega. Son corps avait affreusement été mutilé.


Cette traque de tutsis de l’armée avait été annoncée par des sources auprès du palais présidentiel.


D’autres victimes sont encore à venir.
 

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