Le calvaire des Burundais est loin de tirer à sa fin : Evariste Ndayishimiye rempilera pour un autre long septennat en 2027

Aucun autre président en exercice n'a aussi précocement annoncé sa candidature avec une telle précipitation. Selon des observateurs, Evariste Ndayishimiye aurait voulu couper l'herbe sous les pieds des jaloux de son propre camp, en l'occurrence des généraux - faiseurs de rois au Burundi sous l'ère DD, qui rêveraient de briguer la présidence.Evariste Ndayishimiye a appris de la mésaventure de son prédécesseur, Pierre Nkurunziza, qui a annoncé tardivement sa candidature, suscitant une fraude interne avec le désaccord des frondeurs DD.

Le parti présidentiel, CNDD-FDD a annoncé, dimanche 25 avril 2026, avoir jeté son dévolu sur l'actuel chef d'Etat, Evariste Ndayishimiye, pour briguer la magistrature suprême en 2027. A une année de la présidentielle, le Burundi est donc dirigé par un candidat à la future élection présidentielle. Selon des observateurs, c'est inédit.

Aucun autre président en exercice n'a aussi précocement annoncé sa candidature avec une telle précipitation. Selon des observateurs, Evariste Ndayishimiye aurait voulu couper l'herbe sous les pieds des jaloux de son propre camp, en l'occurrence des généraux - faiseurs de rois au Burundi sous l'ère DD, qui rêveraient de briguer la présidence.

Evariste Ndayishimiye a appris de la mésaventure de son prédécesseur, Pierre Nkurunziza, qui a annoncé tardivement sa candidature, suscitant une fraude interne avec le désaccord des frondeurs DD.

Aujourd'hui, d'aucuns s'attendent à  ce que les généraux DD se rabattent sur un plan B à la rébellion : un assassinat dans un scénario catastrophe, un putsch dans une autre hypothèse ou scénario plus ou moins bonheur. Les mois qui nous séparent des élections nous réservent des surprises inattendues !

Les Burundais ont donc encore un bon bout de chemin à parcourir avant de tourner la sombre page Ndayishimiye.

En termes de bilan, le premier septennat de Ndayishimiye frise l'horreur, le gâchis, le chaos et  le désordre structurel.

Aujourd'hui, le Burundi est lanterne rouge à tous points de vue. Rien ne milite en faveur de la reconduction du général Evariste Ndayishimiye.

La corruption s'est renforcée. Plusieurs milliards de francs burundais sont dilapidés, chaque mois, par les hauts responsables du parti au pouvoir, alors que le Président Evariste Ndayishimiye avait, à maintes reprises, promis d'y mettre fin.

Les caciques du régime se servent dans la caisse de l'Etat : recettes fiscales, fonds générés par des exportations de minerais, les aides étrangères, etc. tout  est impunément bouffé par des ténors du régime au su et au vu du chef d'Etat, Evariste Ndayishimiye.

Dans ces conditions, le second septennat du chef de l'Etat, Evariste Ndayishimiye, s'annonce donc sombre, a priori. La pauvreté ira en s'aggravant et le tableau des droits de l'homme va aller en s'assombrissant !

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