
Si l'élection n'en est pas une, pourquoi en organiser ? Parce que le régime ne peut pas faire autrement. La Constitution de 2018 et toute la légitimité post-Arusha du CNDD-FDD reposent sur le maintien de la forme alors même que la substance a été vidée. Cesser d'organiser des élections reviendrait à reconnaître ce qu'aucune répression n'a jusqu'ici imposé : que le pays n'est plus gouverné dans le cadre qui a mis fin à sa guerre civile. La mascarade n'est pas optionnelle. Elle est la condition de la lisibilité du régime à ses propres yeux et à ceux du monde.