
Trop petit, trop pauvre, trop désorganisé et désormais lié par une alliance militaire au seul pays qui envisage de claquer la porte, le Burundi est entré dans l'EAC sans préparation, a ignoré les alertes de sa propre société civile, s'est auto-blessé en 2015 avec une crise constitutionnelle dont il ne s'est pas encore remis, et a construit — en lieu et place d'une stratégie d'intégration économique — une alliance militaire avec le seul pays encore moins performant que lui au sein du bloc. Une autopsie de dix-neuf ans de rendez-vous manqués.