
L'ascension et la chute puis le depart en exile de Bernard Busokoza illustrent presque parfaitement ce que l'accord d'Arusha promettait réellement aux Tutsi du Burundi. Onze ans plus tard, alors que le CNDD-FDD détient tous les sièges des deux chambres du Parlement sans que les anciens quotas ethniques n'aient jamais été touchés sur le papier, la vraie question n'est plus de savoir comment sauver Arusha. C'est de savoir si les Tutsi doivent encore se soucier de défendre ce qu'il en reste.