
Le Gulfstream IV 9U-BKB est bien plus qu'un avion abandonné. C'est le témoin en acier et en composite de tout ce qui dysfontionne dans la gouvernance burundaise depuis plus de deux décennies. L'avion a été acquis pour un président qui avait cessé de voyager. Il a été envoyé en maintenance dans un aérodrome qui n'a pas les capacités pour l'entretenir. Il continue de générer des frais astronomiques au regard de sa valeur marchande résiduelle. Il est devenu l'objet d'un budget annuel opaque dont personne ne peut justifier la destination réelle.