
Concentrer près de 29 000 hommes dans un environnement aussi contraint ne garantit en rien une meilleure défense. Au contraire, cette masse devient une lourde charge logistique. La moindre coupure des routes ou une perturbation du trafic sur le lac Tanganyika pourrait rapidement paralyser le dispositif. L’armée burundaise, dépourvue de moyens de projection modernes et de réserves stratégiques conséquentes, risque de se retrouver piégée par sa propre surexposition.