Génocide contre les Tutsis du Rwanda : Le mea culpa français matérialisé par un mémorial pour les victimes à Paris.
Le mémorial en question est chargé de mots lourds de sens, gravés sur les stèles : «Ici, comme une archive, reposent les voix et les mots, les souvenirs et les expériences, les sentiments et les espoirs des victimes et des survivants ».Au moment où les forces résiduelles des génocidaires rwandais, en l'occurrence les FDLR qui pactisent aujourd'hui avec le CNDD-FDD au pouvoir au Burundi, le monde libre prend conscience de l'immensité de l'innommable : le génocide contre les tutsis, planifié et exécuté au Rwanda et au Burundi, il y a de cela trois décennies.
Le président français Emmanuel Macron et son homologue rwandais Paul Kagame inaugurent, le 2 juin 2026 à Paris, un mémorial pour toutes les victimes du génocide perpétré contre des Tutsis du Rwanda en 1994.
Selon un communiqué de la présidence française, ce mémorial constitue un lieu de recueillement et de souvenir.
« Baptisé L'Archive, ce mémorial a été conçu par l'artiste Grada Kilomba comme un lieu de recueillement, en souvenir des disparus, et de transmission intergénérationnelle de la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda », a déclaré la présidence française dans un communiqué.
Le mémorial en question est chargé de mots lourds de sens, gravés sur les stèles : «Ici, comme une archive, reposent les voix et les mots, les souvenirs et les expériences, les sentiments et les espoirs des victimes et des survivants ».
Au moment où les forces résiduelles des génocidaires rwandais, en l'occurrence les FDLR qui pactisent aujourd'hui avec le CNDD-FDD au pouvoir au Burundi, le monde libre prend conscience de l'immensité de l'innommable : le génocide contre les tutsis, planifié et exécuté au Rwanda et au Burundi, il y a de cela trois décennies.
La France a pris l'initiative de prendre ses distances avec le mal. Oui. Visiblement, la France et le Rwanda sont pleinement engagés dans un processus de réconciliation qui se concrétise progressivement par une série d'initiatives politiques, mémorielles et économiques.
Pour rappel, en 2021, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron, alors en visite à Kigali, a officiellement reconnu les « responsabilités » de la France dans le génocide qui a fait au moins 800.000 morts, essentiellement membres de la minorité tutsi, entre avril et juillet 1994.
Son discours a scellé un rapprochement avec Paul Kagame, qui n'avait eu de cesse de mettre en cause la France. Cette question du rôle français avant, pendant, et après le génocide a été un sujet brûlant pendant des années, conduisant même à une rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali entre 2006 et 2009.
Le génocide des Tutsi au Rwanda, perpétré d'avril à juillet 1994, est l'un des massacres les plus rapides et les plus violents du XXe siècle. Orchestré par le gouvernement extrémiste hutu en l'espace de 100 jours, il a causé la mort d'environ 800 000 à 1 million de personnes, principalement des Tutsi, mais aussi des Hutu modérés.
Le Rwanda accuse la France d'avoir apporté un soutien politique, financier et militaire inconditionnel au régime du président hutu Juvénal Habyarimana avant et pendant cette tragédie.
