Comble du paradoxe: Garant du fonctionnement de l'Etat, Evariste Ndayishimiye joint sa voix aux syndicalistes pour chercher cet Etat devenu introuvable!
C'est le comble du paradoxe burundais : un chef d'État qui critique l'Etat alors qu'il en est le garant. Evariste Ndayishimiye est en réalité le seul et unique responsable du fonctionnement de l'Etat ou de son dysfonctionnement pour ainsi dire !Evariste Ndayishimiye s'est déjà déclaré à plusieurs reprises étranger à l'embourbement de l'Etat dans toutes ses dimensions.Ainsi, du haut de sa richesse insolente et de sa production agricole à la Stakhanov, le chef de l'Etat burundais se moque éperdument de l'extrême pauvreté qui assaille le peuple burundais.
Décidément, le Burundi est une terre des superlatifs ! Chaque jour a, en réalité, son lot d'histoires drôles et inédites pour amuser la galerie à l'échelle planétaire.
Curieusement, la palme du dégatier revient invariablement au chef de l'Etat, Evariste Ndayishimiye qui, à quelques mois de l'expiration de son premier et regrettable septennat, ignore ses vastes et lourdes responsabilités en tant que garant du fonctionnement de l'Etat.
En réaction à l'appel des syndicats qui, dans leur élan de revendication salariale, réclament des négociations avec le gouvernement (employeur), Evariste Ndayishimiye a pris tout le monde de court en déclarant que les travailleurs, comme lui, ne savent plus où est l'Etat.
Il a alors décidé de se joindre à eux pour aller chercher l'Etat devenu introuvable.
« Moi aussi je suis un fonctionnaire, allons chercher ensemble, l'Etat », a-t-il déclaré.
C'est le comble du paradoxe burundais : un chef d'État qui critique l'Etat alors qu'il en est le garant. Evariste Ndayishimiye est en réalité le seul et unique responsable du fonctionnement de l'Etat ou de son dysfonctionnement pour ainsi dire !
Evariste Ndayishimiye s'est déjà déclaré à plusieurs reprises étranger à l'embourbement de l'Etat dans toutes ses dimensions.
Ainsi, du haut de sa richesse insolente et de sa production agricole à la Stakhanov, le chef de l'Etat burundais se moque éperdument de l'extrême pauvreté qui assaille le peuple burundais dans sa large majorité.
La pénurie de carburant devenue structurelle et handicapante pour des pans entiers de l'économie nationale ne l'émeut pas outre mesure.
La corruption qui gangrène l'ensemble des services publics est à mettre au dos des autres caciques du régime DD que le Président ne peut ni arrêter ni châtier.
Voilà le genre de Président, irresponsable à tous points de vue, qui s'apprête à rempiler pour un autre septennat en 2027.
Visiblement, à moins d'un chamboulement structurel du système DD, le calvaire des citoyens burundais, syndiqués ou non, a encore de beaux jours devant lui.
