Commerçante véreuse, l'honorable Spès Caritas Njebarikanuye est au creux de la vague

Bien qu'elles aient très peu d'impact sur la situation financière de la sénatrice, ces deux mesures sont humiliantes pour un parlementaire, payé par l'impôt du contribuable pour défendre les intérêts de la population.Visiblement, Evariste Ndayishimiye, qui récemment s'insurgeait contre les juges corrompus, a oublié ou fait semblant de ne pas voir la corruption dans son cercle politique. Cette situation des autorités corrompues n'est aucunement nouvelle, elle a simplement passé à l'échelle industrielle sous le régime de feu Pierre Nkurunziza

Par
Burundi Daily
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8.9.2021
Categorie:
Gouvernance

L'honorable Spès Caritas Njebarikanuye, première Vice-présidente du Sénat burundais, broie du noir.

Son étoile commerciale pâlit à vue d'œil et son entreprise  "Family Dan and Stacy" va de disgrâce en disgrâce. Frappée d'une amende de deux millions de francs burundais pour avoir vendu du sucre SOSUMO à un prix hors   norme, elle vient d'être retirée de la liste des commerçants grossistes qui s'approvisionnent directement à la Société sucrière du Moso, SOSUMO.

La sénatrice originaire de Gitega, la capitale politique du Burundi, a appris ce message bistouri via une correspondance que lui ont conjointement adressée Fidélie Manirambona, directeur commercial et le général major Aloys Ndayikengurukiye, directeur général de la SOSUMO.

« Nous avons le regret de vous informer que la direction générale de la SOSUMO vient de prendre la décision de rayer de la liste des distributeurs du sucre SOSUMO la société «Family Dan and Stacy» dont vous êtes responsable ».

« Nous sommes informés que vous avez vendu un sac de sucre SOSUMO à 125.000 Fbu alors que le prix actuel d'un sac de sucre est de 114.000 Fbu, prix fixé par le gouvernement via le Ministère du Commerce, du transport, de l'industrie et du tourisme ».

Bien qu'elles aient très peu d'impact sur la situation financière de la sénatrice, ces deux mesures sont humiliantes pour un parlementaire, payé par l'impôt du contribuable pour défendre les intérêts de la population.

Visiblement, Evariste Ndayishimiye, qui récemment s'insurgeait contre les juges corrompus, a oublié ou fait semblant de ne pas voir la corruption dans son cercle politique. Cette situation des autorités corrompues n'est aucunement nouvelle, elle a simplement passé à l'échelle industrielle sous le régime de feu président Pierre Nkurunziza dont Evariste Ndayishimiye était le bras droit. S'il est vraiment sérieux dans sa lutte contre la corruption, il doit commencer par les puissants corrompus de son équipe de direction.

Selon Gabriel Rufyiri, militant anti-corruption, les autorités burundaises devraient sévir encore même pour les autres mandataires politiques qui grugent le citoyen.

« Malheureusement, ces cas sont nombreux chez les mandataires politiques burundais. Des mesures adéquates devraient être prises dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré.

Selon lui, pour question d'éthique, de morale et de droit, Madame Spès Caritas Njebarikanuye, premier vice-président du sénat, une institution de souveraineté chargée de contrôler l'action gouvernementale « n'avait pas le droit d'avoir des marchés publics ».

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