Evariste Ndayishimiye profite de l'assassinat d'un de ses ministres pour relooker son gouvernement : deux ministres éjectés, dans la foulée
Profitant de l'assassinat du ministre de la communication e des médias, Evariste Ndayishimiye a passablement relooké son cabinet en éjectant deux autres ministres, vivant, heureusement pour eux.Selon ledit décret, Fidèle Nkezabahizi a été porté à la tête du ministère de la Santé publique. Il était jusque-là directeur du Programme national intégré pour l'alimentation et la nutrition au sein de ce ministère. Il remplace Lydwine Baradahana qui était à la tête de cette institution depuis 2023.
A moins de deux ans de l'expiration de son premier septennat et à la veille du début de son second désormais officiel, le chef de l'Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, a décidément du mal à stabiliser son gouvernement. Les remaniements ministériels se télescopent à un rythme inégalé.
Alors qu'il rehaussait de sa présence des cérémonies d'inhumation du ministre de la communication et des médias, Gaby Bugaga, tué par ses services, selon des source; Evariste Ndayishimiye a signé un décret présidentiel qui ouvre grandement la porte à son ancienne porte-parole, l'ambassadeur Evelyne Butoyi, jusqu'hier représentante du Burundi en Zambie.
Jugée très proche du chef de l'Etat, Evelyne Butoyi récupère ainsi le poste brusquement laissé vacant par le défunt ministre Gabby, jugé plutôt proche ou politiquement filleul du SG du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo.
Selon des sources proches de Révérien Ndikuriyo, Gabby Bugaga serait en réalité son demi-frère. Révérien Ndikuriyo a tardivement découvert cette filiation biologique. C'est alors qu'il a élevé Gabby Bugaga du paysage médiatique où il évoluait pour faire de lui son porte-parole au parlement, puis un commissaire chargé de la logistique (gestion des marchés naturellement juteux) à la CENI. Depuis sa nomination au sommet du ministère de la communication et des médias jusqu'à son décès « inopiné », Gabby Bugaga n'avait pas encore été remplacé à la CENI.
Profitant de l'assassinat du ministre de la communication e des médias, Evariste Ndayishimiye a passablement relooké son cabinet en éjectant deux autres ministres, vivant, heureusement pour eux.
Selon ledit décret, Fidèle Nkezabahizi a été porté à la tête du ministère de la Santé publique. Il était jusque-là directeur du Programme national intégré pour l'alimentation et la nutrition au sein de ce ministère. Il remplace Lydwine Baradahana qui était à la tête de cette institution depuis 2023.
Egide Nijimbere a été nommé ministre des Infrastructures, des logements sociaux, des transports et de l'équipement. Il avait déjà presté récemment comme secrétaire permanent au même. Il remplace Damien Niyonkuru qui était responsable de cette institution, après sa nomination par décret présidentiel en janvier 2026.
