Les jeunes issus de l’héritage africain en Europe ne vivent pas dans une simple dualité. Ils évoluent au croisement de plusieurs mondes, de plusieurs histoires, de plusieurs imaginaires. Longtemps, cette réalité a été perçue comme une tension, parfois même comme un conflit intérieur. Mais une nouvelle génération est en train de redéfinir ce récit. « Nous ne sommes pas à moitié ceci ou cela. Nous sommes pleinement les deux.»
Les participants ont, à cette occasion, actualisé « les Statuts et le Règlement d'Ordre Intérieur pour une rationalisation normative afin de répondre efficacement aux obligations du Bureau de Coordination Nationale, à bien adapter stratégiquement les programmes de MAP-BURUNDI BUHIRE à l'histoire contemporaine et aux enjeux politiques nationaux ». En guise de décisions, les congressistes ont, notamment, fait passer le mandat du bureau de coordination nationale de deux à trois ans.
Ce qui pourrait sembler un simple incident administratif cache en réalité un système de type cartel : ces agences imposent un monopole absolu sur l’accès à l’emploi à l’étranger. Aucun Burundais ne peut prétendre travailler à Dubaï sans passer par elles. C’est une stratégie mafieuse de contrôle du marché du travail migrant : éliminer toute concurrence, fixer les prix à leur guise et soumettre les jeunes à un racket institutionnalisé.