Après le carburant, drastique pénurie de médicaments dans l'espace public au Burundi. Le général Prime Niyongabo y est pour beaucoup

Les patients manquent cruellement de produits pharmaceutiques et les décès se multiplient. Selon des témoignages concordants, les stocks sont à sec. Les patients sont, y compris au niveau de l'armée ou de la police, dirigés immédiatement vers l'opérateur privé Tanganyika Care, un hôpital 2.0 qui selon des sources appartiendrait au général Prime Niyongabo, chef d'état-major général de l'armée. La pharmacie de cet hôpital est bondée. Les clients sont en file d'attente pour se faire servir car c'est le seul coin qui dispose de produits pharmaceutiques.

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on
10.3.2026
Categorie:
Economie

Alors que les Burundais ont déjà fait le deuil du carburant a la pompe, contrôlé de bout en bout par le couple présidentiel depuis près de cinq ans, une nouvelle alerte sonne à la pénurie d'un autre produit tout aussi stratégique a sonné.  Celle du médicament désormais quasi introuvable.  

Comme pour le carburant, un cacique du régime DD est à l'origine de ce calvaire programmé. Le général Prime Niyongabo. Dans le secteur de la santé. Ce secteur bat de l'aile depuis ces derniers mois dans le pays, en particulier au niveau du secteur public de soin.

Cette crise affecte gravement les soins, notamment pour les maladies chroniques et les urgences, poussant de nombreux patients vers des alternatives privées coûteuses.

Les patients manquent cruellement de produits pharmaceutiques et les décès se multiplient. Selon des témoignages concordants, les stocks sont à sec. Les patients sont, y compris au niveau de l'armée ou de la police, dirigés immédiatement vers l'opérateur privé Tanganyika Care, un hôpital 2.0 qui selon des sources appartiendrait au général Prime Niyongabo, chef d'état-major général de l'armée. La pharmacie de cet hôpital est bondée. Les clients sont en file d'attente pour se faire servir car c'est le seul coin qui dispose de produits pharmaceutiques.

La situation est donc critique. Alors que la capacité de résilience du Burundais Lambda, sans ressources et progressivement privé de tout, a atteint ses limites.

Tout semble indiquer que le pays chemine vers une faillite globale de l'Etat. Et que ce soit pour le carburant, les médicaments, les engrais chimiques ou encore bien d'autres produits stratégiques, la question phare se trouve être une crise de leadership. Le Burundi est en crise aigue de leadership. Même les militants du parti présidentiel CNDD-FDD en sont conscients. C'est ainsi que les délections sont truquées au vu et au su de tous. Et que les voix discordantes ont été littéralement bâillonnées. A tel point qu'il n'y a pratiquement plus de partis, autre que le CNDD-FDD qui mène la nation burundaise dans le précipice.

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