Les USA pensent que tout va bien au Burundi, l'UE n'est pas d'accord: L'UE maintient encore ses vannes financières fermées

En mars 2016, au plus fort de la crise née de la contestation du 3ème mandat du président d'alors, Pierre Nkurunziza, l'Union européenne a «suspendu les appuis financiers directs fournis à l'administration burundaise, y compris les appuis budgétaires».Cette décision européenne est renouvelée, plus d'une année après la prise de fonction du nouveau président Evariste Ndayishimiye.Les autorités burundaises n'ont pas encore réagi.

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Burundi Daily
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25.11.2021
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Economie

Pavé surprise dans la marre! Après le renouvellement des sanctions ciblées contre les faucons du régime CNDD-FDD, l'UE en rajoute une couche encore plus épaisse en reconduisant, pour un an, ses sanctions prises contre le Burundi en mars 2016.

En effet, le Conseil de l'Union européenne a décidé, après « réexamen » de sa décision prise en 2016, de renouveler « jusqu'au 31 octobre 2022 », les sanctions économiques prises en 2016 contre le Burundi, a-t-on appris mercredi d'un communiqué de presse.

«Sur la base d'un réexamen de la décision, il convient de proroger les mesures jusqu'au 31 octobre 2022», a déclaré Joseph Borrell Fontenelles, Président du Conseil de l'UE.

En mars 2016, au plus fort de la crise née de la contestation du 3ème mandat du président d'alors, Pierre Nkurunziza, l'Union européenne a «suspendu les appuis financiers directs fournis à l'administration burundaise, y compris les appuis budgétaires».

Cette décision européenne est renouvelée, plus d'une année après la prise de fonction du nouveau président Evariste Ndayishimiye.

Les autorités burundaises n'ont pas encore réagi. En février dernier les autorités burundaises et la délégation de l'UE avaient entamé un dialogue politique en vue de la levée des sanctions. Le Ministre burundais des affaires étrangères, Albert Shingiro, avait alors exprimé son espoir de voir ces sanctions levées avant la fin de cette année.

Mais l'opposition s'en réjouit : «C'est une bonne chose, mais nous voulons que ça puisse continuer jusqu'à ce que ces auteurs de violation soient poursuivis par la justice», estime l'avocat burundais et militant des droits de l'homme, Armel Niyongere.

Avec une aide globale de quelque 430 millions d'euros pour la période 2015-2020, l'UE était le premier pays donateur du Burundi.

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