Tortionnaire d'opposants, le policier burundais Bertin Gahungu au pays de l'oncle Sam pour la sécurité de l'Ambassade du Burundi

C'est quasiment un break sabbatique pour cet ancien responsable du renseignement intérieur au Burundi, connu notamment pour avoir torturé l'ancien correspondant de RFI au Burundi, Esdras Ndikumana en 2015.Mais un bref regard rétrospectif sur son passé récent devrait faire tiquer les States avant de dérouler un tapis rouge à ce monstre à chair humaine.Selon le narratif de son passé qui lui collera toujours au dos, Bertin Gahungu s'est d'abord révélé en avril 2008, en torturant à mort un certain Evariste Kagabo, codétenu avec Hussein Radjabu.

Par
Burundi Daily
on
4.1.2022
Categorie:
Justice

Après des années d'arrestations, torture et lynchages d'opposants au Burundi, Bertin Gahungu ou Commissaire « s'en fout la mort des autres » fera désormais office d'Attaché de sécurité près l'Ambassade de la République du Burundi à New-York.

C'est quasiment un break sabbatique pour cet ancien responsable du renseignement intérieur au Burundi, connu notamment pour avoir torturé l'ancien correspondant de RFI au Burundi, Esdras Ndikumana en 2015.

Mais un bref regard rétrospectif sur son passé récent devrait faire tiquer les States avant de dérouler un tapis rouge à ce monstre à chair humaine.

Selon le narratif de son passé qui lui collera toujours au dos, Bertin Gahungu s'est d'abord révélé en avril 2008, en torturant à mort un certain Evariste Kagabo, codétenu avec Hussein Radjabu.  Selon des témoignages concordants recueillis auprès des défenseurs des droits humains, Kagabo a été torturé par des agents du Service national des renseignements et de la police burundaise sous les ordres de Bertin Gahungu et de Gervais Ndirakobuca, actuel ministre de l'Intérieur,  de la sécurité publique et du développement communautaire. Alors Commissaire adjoint des affaires pénitentiaires, il fut aussi à cette époque l'un des artisans du montage sur l'emprisonnement d'Hussein Radjabu.

Le monstre a particulièrement illustré sa brutalité en mars 2014 en coordonnant les opérations d'arrestation des jeunes du parti MSD à Kinanira, à la permanence du parti.

Mais son clou du spectacle est en 2015. Bertin Gahungu a  menacé Gabriel Rufyiri, militant anti-corruption et figure de la société civile burundaise.

Via un appel téléphonique, il lui a clairement dit qu'il était en mesure de le liquider, arguant que Rufyiri faisait partie de « ceux qui déstabilisaient le pays ». Il l'accusait aussi d'avoir acheté des cartes SIM SMART pour approvisionner les manifestants.

Enfin, en 2015, au plus fort de la répression des manifestants opposés au 3ème mandat du défunt président Pierre Nkurunziza, Bertin Gahungu a menacé de lyncher des dizaines d'étudiants qui s'étaient réfugiés devant l'ambassade des Etats-Unis à Bujumbura.

Tags:
Pas de Tags