Uvira cernée, Ndayishimiye y dépêche un renfort militaire pour tenter d'éviter sa déroute
Selon des sources concordantes, le Président burundais vient d'ordonner l'envoi de 700 militaires supplémentaires à Uvira. C'était en date du 21 août. Ces centaines de militaires burundais rejoignent ainsi, à l'est de la RDC, plus de 24 bataillons déjà déployés sur place pour contrer l'avancée spectaculaire du M23.En plus des 700 soldats déjà dépêchés sur place en guise de renfort, environ 2000 autres militaires burundais s'apprêtent à rejoindre leurs compatriotes à Uvira.
Après Goma et Bukavu, la ville d'Uvira attenante à Bujumbura, capitale économique du Burundi est à un cheveu de la chute. De violents combats y opposent depuis quelques jours les rebelles du M23 et la galaxie FDLR/FARDC/Wazalendo et autres militaires burundais.
Sur les réseaux sociaux, certaines sources évoquent déjà le mot « tombé », systématiquement utilisé chaque fois qu'une ville congolaise de l'est tombe dans les mains de l'AFC/M23.
Au plus fort de la confrontation, le Président burundais, unique soutien régional et inconditionnel de Kinshasa joue son va-tout pour empêcher la chute d'Uvira.
Selon des sources concordantes, le Président burundais vient d'ordonner l'envoi de 700 militaires supplémentaires à Uvira. C'était en date du 21 août. Ces centaines de militaires burundais rejoignent ainsi, à l'est de la RDC, plus de 24 bataillons déjà déployés sur place pour contrer l'avancée spectaculaire du M23.
En plus des 700 soldats déjà dépêchés sur place en guise de renfort, environ 2000 autres militaires burundais s'apprêtent à rejoindre leurs compatriotes à Uvira.
Pour le chef de l'Etat burundais, dont le sort est ombilicalement lié à celui de ses soldats en RDC, la mission de cette armada est de sécuriser la ville de Kalemie, un centre urbain majeur situé sur les rives du lac Tanganyika, au sud de Fizi.
Officiellement, ce renforcement de la présence militaire burundaise s'inscrit dans le cadre de la coopération militaire bilatérale entre le Burundi et la République démocratique du Congo.
Mais dans son for intérieur, le Président burundais défend son pré carré congolais, source personnelle inespérée des millions de dollars dont, ironie du sort, le Burundi qu'il dirige depuis cinq ans manque cruellement.