Défaite à Bukavu et à Uvira, l'armée burundaise renforce ses rangs et met le cap sur Kalemi !

Au total, le nombre de soldats burundais cumulés avec celui de leurs auxiliaires Imbonerakure est estimé à 29000 hommes. Mais nul ne saurait dire avec autant de précision ceux qui y restent encore. Car nombre d'entre eux ont été tués, d'autres se sont volatilisés dans la nature congolaise, d'autres encore ont rejoint le camp adverse, craignant pour leur sécurité. Quoi qu'il advienne, les autorités burundaises ne seront tranquilles que quand Uvira et Kalemi, deux villes riveraines du Tanganyika, donc du Burundi, seront contrôlées par l'ami, en l'occurrence Kinshasa.

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14.1.2026
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Diplomatie

Malgré la récente déconfiture totale et tragique des militaires burundais engagés dans le conflit armé à l'est de la RDC, en dépit de nombreuses défections renseignées dans ses rangs,  son retrait de la RDC n'est pas à l'ordre du jour.  Selon les autorités et d'après des témoignages concordants sur terrain.

Au contraire. Les généraux et autres caciques du système DD, y compris leur boss en chef Evariste Ndayishimiye, ont pris goût à la manne « dollarisée » y afférente.

Ils s'y accrochent jusqu'aux dents.  Ou jusqu'au dernier militaire, pourrait-on ajouter. Et pour preuve. Le SG du parti présidentiel, CNDD-FDD, homme à la langue pendante, a récemment pris tout le monde de court en annonçant que l'armée burundaise reste et restera encore pour longtemps à l'est de la RDC. Jusqu'à l'éradication totale et définitive de ce qu'il a appelé «la force rwandaise» et la réouverture de la frontière avec l'est de la RDC, en particulier Uvira.

Officiellement, le prétexte annoncé est de contrer l'avancée du mouvement rebelle M23 qu'incarne militairement Kigali aux yeux de Gitega. Révérien Ndikuriyo a levé un coin de voile sur une vérité tue au sommet de l'Etat. Jusque-là, l'information officielle était que les militaires burundais avaient quitté Uvira et les hauts plateaux de Minembwe pour respecter l'accord de Washington.

Sauf que là aussi, il s'agit d'un prétexte tout trouvé.

Car le gouvernement burundais qui a foulé aux pieds l'accord d'Arusha n'était nullement lié par l'Accord de Washington.  Son désengagement relevait davantage du pur réalisme. En décembre dernier, la déroute en cascade des FARDC et ses alliés dont l'armée burundaise a poussé les soldats burundais à lâcher Uvira ville congolaise à la porte de Bujumbura,  malgré eux.

Pour sauver les meubles, le haut commandement de l'armée burundaise met donc tout le paquet sur Kalémie, autre principale ville côtière avoisinant le sud du Burundi.

Selon des sources concordantes, le prochain objectif du M23 serait cette ville de Kalemi.

Via le port de Rumonge vers le sud-ouest de Bujumbura, le Burundi vient d'y dépêcher un renfort de plusieurs bataillons pour défendre jusqu'à la dernière énergie ce dernier bastion.

Au total, le nombre de soldats burundais cumulés avec celui de leurs auxiliaires Imbonerakure est estimé à 29000 hommes. Mais nul ne saurait dire avec autant de précision ceux qui y restent encore. Car nombre d'entre eux ont été tués, d'autres se sont volatilisés dans la nature congolaise, d'autres encore ont rejoint le camp adverse, craignant pour leur sécurité.

Quoi qu'il advienne, les autorités burundaises ne seront tranquilles que quand Uvira et Kalemi, deux villes riveraines du Tanganyika, donc du Burundi, seront contrôlées par l'ami, en l'occurrence Kinshasa.

Un rêve plutôt utopique par   les temps qui courent. D'aucuns craignent un autre carnage dans les rangs des soldats burundais à Kalemi.

Reste que selon d'autres sources, l'afflux des militaires burundais à Kalemi coïncide avec celui, quasi concomitant, de l'armée sud-africaine, tanzanienne et angolaise. Il est prévu que les militaires tanzaniens transitent par le sol burundais pour atteindre Kalemi.

Les Tanzaniens auraient la mission de défendre le carré minerais exploité  par l'ancien président Kikwete. Quant aux Sud-africains, ils auraient la mission de protéger la partie qui revient à Cyril Ramaphosa et à son prédécesseur Zuma.

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