Triste année 2025 au Burundi : Plus de 400 assassinats enregistrés selon la Ligue ITEKA
La Ligue de détailler ses données chiffrées : « Au moins 402 personnes ont été tuées, 156 ont subi des violences basées sur le genre, dont 104 violences sexuelles, 53 personnes ont été torturées, 55 enlevées ou portées disparues, et 217 victimes d'arrestations et de détentions arbitraires. Neuf autres cas ont été classés dans une catégorie diverse comprenant notamment des coups et blessures ainsi que des suicides », rapporte-t-elle.
Au moins 402 personnes ont été assassinées au Burundi au cours de l'année 2025, a rapporté lundi la Ligue burundaise des droits de l'homme, ITEKA, dans un rapport annuel sur le monitoring de la situation des droits de l'homme dans le pays.
Selon cette organisation de défense des droits de l'homme, en 2025, le tableau des droits de l'homme aura été plus sombre que jamais. Assassinats, viols, enlèvements, disparitions forcées et autres cas de torture.....tous les pans de la dignité humaine ont été atteints.
Le bilan est remarquablement alarmant : 662 cas de violations des droits humains ayant fait 892 victimes sur l'ensemble du territoire national.
Et la Ligue de détailler ses données chiffrées : « Au moins 402 personnes ont été tuées, 156 ont subi des violences basées sur le genre, dont 104 violences sexuelles, 53 personnes ont été torturées, 55 enlevées ou portées disparues, et 217 victimes d'arrestations et de détentions arbitraires. Neuf autres cas ont été classés dans une catégorie diverse comprenant notamment des coups et blessures ainsi que des suicides », rapporte-t-elle.
Les principaux auteurs de ces différentes violations sont, selon la Ligue ITEKA, des jeunes Imbonerakure, du nom de la ligue des jeunes du parti présidentiel CNDD-FDD. Au moins 110 cas leur sont attribués. Ils sont suivis de près par des policiers, impliqués dans 83 cas, et des agents du Service national des renseignements, SNR, cités dans 31 cas. Les militaires sont, quant à eux, cités dans 11 cas.
Il sied de préciser que la Ligue ITEKA, membre de la Fédération internationale des droits de l'homme, FIDH, fait partie des OSC burundaises travaillant en exil, car rayées de la liste des OSC par le régime CNDD-FDD depuis 2027.
Pour rappel, le 3 janvier 2017, le gouvernement burundais a annoncé la radiation définitive de cette Organisation pour avoir « terni l'image du pays et cherché à diviser la communauté burundaise ».
Le gouvernement burundais ne réagit jamais aux rapports réguliers et documentés de la Ligue ITEKA, ni des autres rapports d'ONG indépendants qui s'investissent dans la défense des droits humains.
Malgré cela, les rapports de la Ligue Iteka sont largement utilisés par les partenaires du Burundi, notamment pour exiger des comptes aux autorités burundaises ou qualifier l'espace civique dans le pays. Ce dernier est globalement jugé rétréci ou notablement entravé. Ce qui n'honore pas le régime DD, cela va sans dire!
