Après Sandra et Kenny Claude, Bunyoni et Kazungu sont relaxés. Evariste Ndayishimiye peaufine son image interne et externe pour 2027
Pour tenter de redorer le blason, Evariste Ndayishimiye a récemment ordonné la libération de deux journalistes, hutu et tutsi, à savoir Kenny Claude Nduwimana et Sandra Muhoza. Le voilà qui revient à la charge en ordonnant, cette fois, la double libération du colonel Michel Kazungu, officier tutsi, accusé de participation à la tentative de coup d'état de mai 2015 et incarcéré à la prison de Gitega et du général Alain Guillaume Bunyoni, hutu, ancien premier ministre.
Au lendemain de sa désignation par les pairs de l'Union africaine comme président en exercice, le chef de l'Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, veut sauver les meubles en se posant comme un homme de cœur, respectueux des droits humains.
Il veut changer le narratif sur l'espace civique au Burundi. Car depuis belle lurette, l'espace civique au Burundi est présenté comme verrouillé et très restreint, marqué par la répression des voix dissidentes, des journalistes et des organisations de la société civile.
Pour tenter de redorer le blason, il a récemment ordonné la libération de deux journalistes, hutu et tutsi, à savoir Kenny Claude Nduwimana et Sandra Muhoza.
Le voilà qui revient à la charge en ordonnant, cette fois, la double libération du colonel Michel Kazungu, officier tutsi, accusé de participation à la tentative de coup d'état de mai 2015 et incarcéré à la prison de Gitega et du général Alain Guillaume Bunyoni, hutu, ancien premier ministre.
Alain Guillaume Bunyoni ne constitue plus une menace pour le général Evariste Ndayishimiye qui redoutait ses velléités putschistes en 2022 lors de sa défection suivie d'une condamnation à perpétuité. On dit de Bunyoni qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même. Peut-être qu'il s'éteindra à son domicile. Mais les médias ont parlé de sa libération.
Il en est de même pour le colonel Michel Kazungu. On le dit gravement malade. Le chef de l'Etat nargue l'opinion nationale et internationale en amenant la toile à relayer sa libération.
Selon des observateurs, le président burundais voudrait marquer des points sur le terrain de la gouvernance et des droits humains.
Mais après s'être cassé la dent sur le SG du parti, Reverien Ndikuriyo, mortellement empoisonné puis miraculeusement ressuscité, il aurait aussi l'intention de recoller les morceaux et pactiser avec le camp adverse au sein de son propre parti. Pour avoir la bénédiction de rempiler pour un autre septennat.
Selon des sources, il aurait déjà l'aval de Reverien et de Ndabirabe qui, en contrepartie, ont exigé le statu quo, respectivement au perchoir et au sommet du parti présidentiel, CNDD-FDD.
