La répression aveugle continue au Burundi: Béatrice Nyamoya dans la nasse du sinistre service national des renseignements burundais, SNR

Depuis samedi nuit, plusieurs militants des droits de l'homme ont, depuis l'étranger, multiplié l'alerte sur la menace d'assassinat qui pèse sur Béatrice Nyamoya, après son enlèvement. Mais les autorités burundaises, qu'elles soient policières ou administratives, n'ont fait aucune réaction. Ni pour reconnaître l'arrestation de Madame Béatrice Nyamoya, ni pour annoncer les charges qui pèsent contre elle.Selon des observateurs avisés, Béatrice Nyamoya, paie, peut-être, les pots cassés en lieu et place de son frère, Maître François Nyamoya, taxé de « terroriste »

Par
Burundi Daily
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25.11.2021
Categorie:
Justice

Militante percutante des droits de l'homme et ancienne présidente de l'association burundaise des femmes juristes, AFJ, Madame Béatrice Nyamoya a pris la voie de l'impasse samedi, le 20 novembre en s'envolant pour Bujumbura. A sa descente d'avion, la sœur de Maître François Nyamoya, Secrétaire Général du parti MSD, a été interceptée par le gang cruel et assassin du SNR à 15 heures (heure locale). Sa famille, ses amis et autres proches qui s'apprêtaient à l'accueillir à l'aéroport international Melchior Ndadaye sont rentrés bredouille, la peur au ventre et la vague à l'âme.

Béatrice a été kidnappée et emmenée dans un lieu inconnu, sans doute pour y être torturée ou tuée ; un scénario catastrophe devenu monnaie courante au Burundi depuis près d'une décennie.

Depuis samedi nuit, plusieurs militants des droits de l'homme ont, depuis l'étranger,  multiplié l'alerte sur la menace d'assassinat qui pèse sur Béatrice Nyamoya, après son enlèvement. Mais les autorités burundaises, qu'elles soient policières ou administratives, n'ont fait aucune réaction. Ni pour reconnaître l'arrestation de Madame Béatrice Nyamoya, ni pour annoncer les charges qui pèsent contre elle.

Selon des observateurs avisés, Béatrice Nyamoya, paie, peut-être, les pots cassés en lieu et place de son frère, Maître François Nyamoya, taxé de « terroriste »par le régime burundais en même temps que l'ancien journaliste Alexis Sinduhije, président du parti MSD.  

Béatrice sera sans doute soumise à une torture atroce, juste pour déballer les plans et autres projets du parti MSD, dont son frère est la tête pensante.

Il sied de rappeler que ces deux figures de l'opposition burundaise viennent aussi de demander à l'Union européenne de ne pas lever les sanctions contre le Burundi.

Dans une récente correspondance conjointe adressée au Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et à la politique de sécurité, Léonidas Hatungimana, président du parti PPRD-Girijambo et Alexis Sinduhije, président du MSD, ont déclaré que « la situation du Burundi est suffisamment documentée sur le désastre humain qui s'y perdure... le dernier rapport de l'ONG Initiatives pour les droits de l'homme au Burundi sorti ce mois de novembre vient confirmer les autres documentations pertinentes».

Ces deux opposants, partisans de la restauration de l'Etat de droit au Burundi, ont aussi indiqué que le président burundais, Evariste Ndayishimiye, n'est pas l'homme de la situation comme la communauté internationale pour le croire.

Car, ont-ils fait remarquer, c'est l'homme qui a « harangué des foules en les appelant à s'organiser en ordre de bataille pour combattre les troupes militaires et policières prévues par des résolutions de l'ONU et de l'UA » ; (ii) qui a « organisé et participé aux manifestations contre le rapport de la commission d'enquête de l'ONU sur le Burundi le 11/8/2017 », et (iii) conduit « la délégation gouvernementale à Arusha le 17/2/2027 afin de bloquer le round de dialogue pour la paix au Burundi, en dénigrant, de façon affichée la facilitation de l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa ».

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