A Kinshasa, Evariste Ndayishimiye fustige, sans le nommer, Kigali, «ennemi commun»
Dans cet élan désespéré pour le rétablissement de la paix, le président burundais a désigné du doigt «un ennemi commun». «J'ai appelé, je conseille même tous les Congolais de rester unis. Il faut avoir confiance que vous avez un ennemi commun », a ajouté le président burundais.Ennemi commun. Tel est le clou du spectacle. L'ennemi incriminé est sans nul doute le Rwanda. Il est à la fois ennemi pour la RDC et pour le Burundi. « Quand vous avez un ennemi commun, pour le combattre, il faut une unité », a martelé le président burundais.
Le Président burundais, Evariste Ndayishimiye, est rentré de Kinshasa mardi le 22 juin 2026 après une visite de deux jours.
Officiellement, sa visite en RDC s'inscrivait, selon ses communicants, « dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre le Burundi et la RDC, deux pays liés par des intérêts communs en matière de sécurité, de commerce et d'intégration régionale ».
Officiellement, les deux chefs d'Etat ont planché sur plusieurs questions stratégiques, notamment le développement de la coopération entre Bujumbura et Kinshasa, la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC, ainsi que les initiatives régionales visant à consolider la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs. Ils ont également abordé les défis sanitaires auxquels la région est confrontée, en particulier la riposte contre l'épidémie d'Ebola qui préoccupe les autorités sanitaires ; ainsi que d'autres sujets d'intérêt commun. Voilà pour le factuel, selon la présidence burundaise.
Mais comme toujours à chaque déplacement du président burundais en RDC, Evariste Ndayishimiye a mis les pieds dans le plat. Faisant fi de la boucherie humaine dont sont massivement victimes ses militaires à l'est de la RDC, véritable chair à canon face au rouleau compresseur du M23 et autres Twirwaneho. Evariste Ndayishimiye a pris tout le monde de court en affirmant que tant que la paix n'aura pas été retrouvée, ses militaires s'accrocheront encore à l'est de la RDC jusqu'au dernier.
«J'ai eu l'occasion de m'engager à toujours soutenir les institutions de la RDC dans ce travail important : ramener la paix », a-t-il déclaré aux médias.
Dans cet élan désespéré pour le rétablissement de la paix, le président burundais a désigné du doigt «un ennemi commun». «J'ai appelé, je conseille même tous les Congolais de rester unis. Il faut avoir confiance que vous avez un ennemi commun », a ajouté le président burundais.
Ennemi commun. Tel est le clou du spectacle. L'ennemi incriminé est sans nul doute le Rwanda. Il est à la fois ennemi pour la RDC et pour le Burundi. « Quand vous avez un ennemi commun, pour le combattre, il faut une unité », a martelé le président burundais.
Ainsi, irrésistiblement happé par le fric et les minerais congolais, Evariste Ndayishimiye ne leur a surtout pas dit la vérité. Que le véritable ennemi de la RDC et du Burundi est quiconque reste réfractaire aux fondamentaux de l'État de droit.
Or, dans son aspect définitoire, l'État de droit est perçu comme un système dans lequel la puissance publique est soumise aux règles de droit ; un système qui garantit la primauté de la loi, l'égalité de tous devant celle-ci et protège les droits fondamentaux des individus contre l'arbitraire du pouvoir.
Evariste Ndayishimiye et le système DD dont il est l'incarnation au Burundi n'en ont cure !
Voilà pourquoi il vole au secours de son quasi alter ego, Félix Tshisekedi.
