Levée des sanctions américaines contre certains faucons du régime: Entre les droits humains et l'amitié avec la dictature du CNDD-FDD, les USA font un choix!

Deux des quatre personnalités visées faisaient partie du gouvernement. Il s'agit du général Alain Guillaume Bunyoni, ministre de la sécurité publique à l'époque actuel premier ministre et du général Godefroid Bizimana qui était, à l'époque, directeur général adjoint de la police. Les deux autres étaient les généraux Godefroid Niyombare (ex-chef d'état-major de l'armée) et Cyrille Ndayirukiye (ex-ministre de la défense). Anciens du régime, ces deux derniers ont participé à la tentative de coup d'Etat le 13 mai 2015. Joe Biden a aussi mis fin à ces sanctions individuelles.

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Burundi Daily
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20.11.2021
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Diplomatie

Selon l'adage populaire, « le  mal l'emporte quand les hommes de bien ne font rien ». C'est exactement à cela qu'assistent aujourd'hui les Burundais, fatalement pris dans l'engrenage d'un régime CNDD-FDD qui n'a pour agenda que de tuer, phagocyter la population et sucer l'économie et d'autres ressources nationales jusqu'à la lie.

Alors qu'elle était au départ intransigeante, la communauté internationale qui s'était indigné des exactions et autres violations des droits humains dont le Burundi est le théâtre depuis avril 2015, s'en lasse et lâche du lest et reprend langue avec les bourreaux.  Les sanctions qui avaient été prises au plus fort de la répression de tous ceux qui se sont opposés au 3ème mandat du défunt président Pierre Nkurunziza sont levées les unes après les autres. Hier c'était l'ONU ou encore l'Organisation internationale pour la Francophonie, OIF. Aujourd'hui, c'est le tour du pays de l'Oncle Sam.

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Melanie Higgins, ambassadeur des USA au Burundi avec le président Evariste Ndayishimiye

Le président américain, Joe Biden, vient en effet d'annoncer à travers un décret exécutif, la « levée de l'état d'urgence concernant la situation au Burundi », ainsi que la fin des « sanctions ciblées » qui visaient quatre ex-hauts gradés de l'armée et de la police impliqués dans des violences en 2015.

«Je mets fin par la présente à l'état d'urgence nationale déclaré sur le Burundi dans l'ordonnance exécutive 13712 du 22 novembre 2015», a déclaré le président américain.

Selon Joe Biden, la situation qui avait donné lieu à la déclaration d'état d'urgence nationale « s'est considérablement améliorée depuis l'année dernière après le transfert de pouvoir à la suite des élections de 2020 et la poursuite des réformes par le nouveau Président, Evariste Ndayishimiye ».

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pour rappel, Washington avait déclaré, le 22 novembre 2015, une urgence nationale « pour faire face à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, par rapport à la situation sécuritaire au Burundi, marquée par des assassinats et d'autres cas de violences atroces contre les civils; cette situation constitue une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité du Burundi et de la région».

En novembre 2015, les USA avaient également imposé des sanctions ciblées (gel des avoirs, restrictions de voyage..) à quatre ex-hauts gradés de l'armée et de la police burundaises « impliquées dans des violences » au plus fort d'une crise politique et sécuritaire consécutive à la décision du président d'alors, Pierre Nkurunziza, de briguer un 3ème mandat jugé illégal.

Deux des quatre personnalités visées faisaient partie du gouvernement. Il s'agit du général Alain Guillaume Bunyoni, ministre de la sécurité publique à l'époque actuel premier ministre et du général Godefroid Bizimana qui était, à l'époque, directeur général adjoint de la police. Les deux autres étaient les généraux Godefroid Niyombare (ex-chef d'état-major de l'armée) et Cyrille Ndayirukiye (ex-ministre de la défense). Anciens du régime, ces deux derniers ont participé à la tentative de coup d'Etat le 13 mai 2015.

Joe Biden a aussi mis fin à ces sanctions individuelles.

A travers son compte twitter, le président burundais, Evariste Ndayishimiye a chaleureusement accueilli cette décision.

«Au nom du gouvernement burundais et de tout le peuple burundais et en mon nom propre, je salue cette décision américaine », a-t-il déclaré.

Le Burundi, pays toujours mouroir comme ne cessent d'alerter des défenseurs des droits humains, redevient comme par enchantement un havre de paix, aux yeux de la communauté internationale.

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